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Chapitre 7 : Le silence de l' église, le silence de la famille

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Le journal d' ANNA
Chapitre 7 sur 12
20/07/2026 1 min de lecture

Chapitre 7 : Le silence de l' église, le silence de la famille

Anna finit par en parler à sa mère, un dimanche, dans la cuisine, à voix basse, comme on avoue une faute plutôt qu'on ne dénonce une injustice.

Béatrice l'écouta sans grande surprise, presque avec une tristesse résignée, comme si elle reconnaissait un chemin qu'elle avait elle-même parcouru vingt ans plus tôt.

— Le mariage est une épreuve, ma fille. Dieu ne donne jamais un fardeau plus lourd que ce qu'on peut porter. Prie pour lui, pas contre lui.

Anna essaya aussi d'en parler au pasteur Ngoulé, lors d'un entretien pastoral. L'homme l'écouta avec bienveillance, puis l'orienta vers des versets sur le pardon, proposa de prier avec Marcellin, ensemble, pour que Dieu apaise son cœur, comme si le cœur de Marcellin était le seul organe malade dans cette histoire.

Personne ne lui dit ce qu'elle avait pourtant tant besoin d'entendre : que ce qu'elle vivait n'était pas une épreuve à endurer, mais une violence à laquelle elle avait le droit de mettre fin.

7 / 12

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Chapitre 7 : Le silence de l' église, le silence de la famille
Chapitre 7 / 12 · 1 min de lecture

Anna finit par en parler à sa mère, un dimanche, dans la cuisine, à voix basse, comme on avoue une faute plutôt qu'on ne dénonce une injustice.

Béatrice l'écouta sans grande surprise, presque avec une tristesse résignée, comme si elle reconnaissait un chemin qu'elle avait elle-même parcouru vingt ans plus tôt.

— Le mariage est une épreuve, ma fille. Dieu ne donne jamais un fardeau plus lourd que ce qu'on peut porter. Prie pour lui, pas contre lui.

Anna essaya aussi d'en parler au pasteur Ngoulé, lors d'un entretien pastoral. L'homme l'écouta avec bienveillance, puis l'orienta vers des versets sur le pardon, proposa de prier avec Marcellin, ensemble, pour que Dieu apaise son cœur, comme si le cœur de Marcellin était le seul organe malade dans cette histoire.

Personne ne lui dit ce qu'elle avait pourtant tant besoin d'entendre : que ce qu'elle vivait n'était pas une épreuve à endurer, mais une violence à laquelle elle avait le droit de mettre fin.

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