Elles allèrent chez les Ebene et Ingrid amena Hay-
Lain dans sa chambre. « Wow ! » se dit Hay-Lain,
cette chambre avait deux fois la taille de la sienne
et elle était « hyper luxueuse ».
- Mais qu’est-ce que tu fais ? Demanda Hay-Lain
voyant bien que Ingrid enlevait le chichi qui attachait ses
cheveux.
Sans réponse, Ingrid prit une brosse et brossa lentement les cheveux de Hay-Lain.
- Ils sont très souples dit-elle à Hay-Lain.
- Quoi ?
- Tes cheveux, dit Ingrid d’une voix à peine audible. Tu
ne devrais pas les attachés, ils sont mieux ainsi, dit-elle en
prenant une barrette en forme de demi-cercle qu’elle
posa au-dessus de son front.
Hay-Lain rougit.
- Merci !
- Mais je n’ai pas fini. Pour notre fête Chic et Glam il
faudrait que tu sois un peu glamour.
- Et que compte tu faire ?
- Suis-moi.
Elles allèrent dans un centre commercial de la place.
Ingrid proposa à Hay-Lain des robes mais cette dernière
refusa, « Je déteste les robes » dit-elle, « Je préfère les pan-
talons ». Ingrid lui proposa lors un tas de pantalons en jean
et en coton avec des jupes en soie, chacun avec un haut
ou un t- shirt assortit. Au début Hay-Lain refusa tous ces
cadeaux, mais après une longue insistance de la part
d’Ingrid qui lui affirma que cela ne lui coûtait pas grand chose elle accepta. Ensuite Ingrid acheta deux ensembles jupes-hauts identiques pour Hay-Lain et elle. Elle se chargea du buffet, de la décoration et des invités.
Dimanche, la fête se déroula sans encombre et se termina aux environs de vingt et une heure trente minutes.
Rachel pendant ce temps, s’inquiétait pour sa fille. Après une attente de trois heures sans nouvelles (car le
couvre-feu était à dix-huit heures) sans nouvelles, elle activa le traceur GPS de son téléphone afin de localiser sa fille grâce à son téléphone dont la fonction de ‘’localisation’’ était toujours activée. Après l’avoir localisé, elle vit
qu’elle était chez les Baleba. En colère, Rachel se dirigea telle une furie chez ceux-ci.
De leur côté, monsieur et madame Baleba avaient réparties les taches afin que le nettoyage aille vite. Hay-Lain et Ingrid avaient été chargées de laver la vaisselle. Les travaux ne prirent pas plus d’une heure pour être terminés. Monsieur William Baleba était un homme très à che-
val sur les règles et il veilla à ce que les filles terminent rapidement la vaisselle afin qu’elles se couchent tôt et soient au collège lundi matin à l’heure.
- Toc ! Toc ! ... Toc ! Toc ! fit Mme Ebene manquant visiblement de patiente.
- J’arrive ! cria madame Baleba Jessica - dont le nom de jeune fille fut Masse Jessica Nicole - pensant que
c’était un invité qui avait oublié une de ses affaires. Elle ouvrit la porte et vit Rachel qui était sur le point de piquer une crise.
- Bonsoir Mme Baleba, dit Rachel d’un ton sec.
- Bonsoir Mad…
- Où est ma fille ?
- Ingrid ?
- Oui c’est elle que je cherche.
- Elle est dans la cuisine avec Hay…
Jessica s’interrompit toute seule parce que Rachel était en train de partir. Elle se dit en elle-même : «Non
mais quelle idiote ! Non seulement elle ose m’interrompre quand je parle mais elle a aussi le toupet de me tourner le dos quand je lui parle. À moi Jessica ? dans ma maison ! ».
Cependant, pendant que Jessica se plaignait toute seule au salon, Ingrid et Hay-Lain discutaient à la cuisine.
- C’est une coïncidence que nous soyons nées le même jour, dit Ingrid très souriante. Mais dis-moi quel âge
as-tu eu aujourd’hui ?
- J’ai eu quinze ans et je sais que tu en as seize.
- Comment tu… ah ! j’oubliais que tu écoutes aux
portes.
- Quel est ton sobriquet Ingrid ?
- Je n’ai pas un véritable sobriquet mais mes sœurs aiment m’appeler Manou, une abréviation de mon deuxième prénom puisque mon nom complet est Ebene Ingrid Manuella.
- Manou c’est super joli comme sobriquet ! complimenta- t ’-elle à Ingrid qui était d’humeur morose. Tous ceux qui me connaissent me surnomme Lena et vu que nous sommes désormais amies ça me ferais plaisir que tu m’appelles comme chaque membre de ma famille.
- Amies?
- Je sais que ça peut te paraître bizarre mais j'ai eue l'impression que nous pourrions devenir de très bonnes amies quand je t'ai suivi discuter avec ta mère.
- Okay...
- Je suis sûre que toi aussi sinon tu n'aurais pas accepter de te joindre à la fête d'anniversaire d'une parfaite inconnue.
- Pas faux. Dans ce cas j'accepte de t'appeler ainsi si à ton tour tu m’appelles Manu.
- Ça marche Manu !
Lorsqu’elles se serrèrent les mains comme pour conclure un accord, Rachel débarqua brusquement à la cuisine.
- Ingrid ! s’exclama-t ’-elle furieuse.
- Maman ? demanda Ingrid l’air surprise. Que fais-tu
ici ?
- C’est à moi de te poser cette question.
- S’il te plait maman ne crée pas de scandale, supplia Ingrid afin de calmer sa mère.
- Et pourquoi je devrais t’écouter alors que tu n’as pas su m’écouter, moi ta mère. Je t’avais ordonné de rester à la maison, de réviser tes leçons et d’oublier cette histoire
de fête, mais au lieu de ça tu fais tout le contraire.
- C’est ma faute Mme Ebene, dit Hay-Lain. J’ai convaincu Ingrid de venir à mon anniversaire. Je sais qu’elle a
redoublée la classe de troisième et je compte bien l’aider à réussir cette année.
Face à la réponse d'Hay-Lain, Rachel resta silencieuse pendant un moment puis ajouta :
- Soyez à l’heure demain au collège.
- Nous n’y manquerons pas maman.
Le lendemain elles arrivèrent - et heureusement pour elles - à l’heure au collège. Hay-Lain et Ingrid révisaient désormais ensemble et
obtenaient de très bonnes notes à l’école. Elles formaient « La team Hay-Lin (association des prenoms Hay-Lain et Ingrid)» et avaient même des cartes de visite pour leur commerce de stylos d’urgence en classe.
Chacune commençait à considérer l’autre comme sa
sœur. En fin d’année, les deux obtinrent leurs diplômes et
durant les vacances, elles passaient beaucoup de temps
ensemble au point de devenir de très bonnes amies. Elles
se racontaient tous leurs secrets et il arrivait des fois où In-
grid appelait Hay-Lain « petite sœur » et qu’Hay-Lain l’appelait « grande sœur ».