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Nouvelle amie pour Ngo Baleba Hay-Lain

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Qui sera la prochaine ?
Chapitre 1 sur 9 14/09/2025

Nouvelle amie pour Ngo Baleba Hay-Lain

C’est vendredi à Douala et il est trois heures et demie du soir. Ngo Baleba Hay-Lain est une jeune demoiselle bassa âgée de quatorze ans vivant à Bonabérie, qui se rend dans une pâtisserie pour commander son gâteau d’anniversaire à l’occasion de son quinzième anniversaire. Ses parents avaient l’habitude d’y aller pour passer leurs commandes. - Bonjour ! dit Hay-Lain à une jeune stagiaire qui rem- plaçait la caissière en pause. Auriez-vous des gâteaux au chocolat pour anniversaire ? - Non-mademoiselle, nous n’aurons plus de gâteaux au chocolat pour un moment mais nous en avons au lait, aux fruits rouges et des gâteaux marbrés et … - Vous avez des gâteaux marbrés ! Alors j’aimerais passer une commande de deux gâteaux marbrés pour di- manche - C’est votre anniversaire ? - Oui. - Quel âge aurez-vous ? - J’aurai quinze ans. - Eh ben je vous souhaite un joyeux anniversaire en avance ! - Merci beaucoup ! - De rien. Maintenant si vous voulez enregistrer votre commande, allez voir Mme Ebene Rachel. - Je vous suis très reconnaissante pour votre aide. - Tout le plaisir est pour moi. Ça allait être facile de la trouver. Madame Ebene Ra- chel était conseiller d’orientation dans le collège où elle fréquentait. « Quel hasard ! » Se dit-elle, lorsqu’elle apprit que Rachel était aussi responsable de la pâtisserie où l’on commandait ses gâteaux d’anniversaire chaque année depuis ses un an. Lorsqu’elle l’aperçue enfin c’était dans son bureau. Elle avait l’air très contrariée après sa fille In- grid. Hay-Lain s’approcha discrètement pour essayer de suivre la conversation. - Mais mama tu ne peux pas me faire ça, dit Ingrid essayant de résonner sa mère. J’aurais seize ans et tu sais très bien que c’est l’anniversaire le plus important pour une jeune fille… - C’est mon dernier mot ! Tu n’auras plus de fête d’anniversaire tant que tu n’auras pas quitter le collège . - Je sais que j’ai redoubler la classe de troisième. Tu me le rappelle tous les jours. Mais ça ce n’est pas une rai- son de… - Au lieu d’être ici je te conseille de rentrer et de lire tes cahiers. - Un jour tu vas regretter le traitement que tu m’inflige. « Toc ! Toc ! », c’était Hay-Lain fatiguée d’écouter aux portes. - Entrez ! - Bonjour dit Hay-Lain en ouvrant tout doucement la porte. J’espère que je ne dérange pas. - Ne t’en fais pas la demoiselle allait justement s’en al- ler. Sans discuter Ingrid s’en alla oubliant son téléphone sur le bureau de sa mère. - Que puis-je faire pour vous jeune fille ? - Je préfère que vous m’appeliez par mon prénom. Rachel avait aidé Hay-Lain à son arrivé au collège car elle n’arrivait pas à s’intégrer. - Comme tu veux Lena. - Je voudrais qu’on me livre deux gâteaux marbrés chez moi dimanche, dit-elle fixant le téléphone d’Ingrid. - J’aurais besoin de ton adresse. Ta mère l’a noté sur un bout de papier comme je le lui est demandé, non ? - La voici dit-elle en sortant un bout de papier de sa poche toujours en fixant le portable d’Ingrid que sa mère ne semblait pas remarquer. - Merci ! Lorsque Rachel inscrit la commande dans un grand registre noir, Hay-Lain prit discrètement le téléphone d’Ingrid et le mit dans sa poche. - C’est bon. - Quoi ? - J’ai souscrit ta commande … - Ah d’accord, à lundi alors madame ! - À lundi ! Lorsque Hay-Lain était au seuil de la porte : - Attends ! cria Rachel. - Oui madame. - J’oubliais… - … - Joyeux anniversaire en avance ! - Merci beaucoup ! Passez une bonne journée. - Toi aussi ma fille. Hay-Lain s’en alla au parc de Bonanjo non loin du port maritime de Douala, s’assit sur un banc public et retira le téléphone de Ingrid de sa poche puis l’alluma. A son grand bonheur Ingrid n’avait pas de code pour le déverrouillage de son portable. Elle entra dans ses contacts en se disant en elle-même « J’espère que je ne vais pas le regretter », puis elle vit le numéro de leur résidence et après une minute d’hésitation, lança un appel. - Allô ! C’était Mirabelle l’employée de maison. - Qui est à l’appareil ? Demanda Hay-Lain très an- xieuse. - Ici la résidence Ebene, dit Mirabelle. A qui ais-je l’honneur ? - J’aimerais parler à Mademoiselle Ingrid. - Désolé mais elle est absente, avez-vous un message pour elle ? - Oui. Dites-lui qu’elle a fait tomber son téléphone dans la rue, que je l’ai ramassé et que je rappellerais plus tard. - D’accord, mais d’abord donnez-moi votre nom afin qu’elle sache qui l’a appelé. - Navrée mais je préfère garder mon identité secrète et lui remettre son portable en main propre. - Je vous conseille donc de rappeler dans trente minutes, dit Mirabelle. D’ici là Ingrid sera de retour et je lui tiendrais au courant de votre appel. - Qui me cherche ta ‘a Mirabelle ? Demanda Ingrid qui venait tout juste de rentrer. - Je n’en sais rien, répondit-elle. Mais cette personne m’a tout l’air d’être une jeune fille. Elle dit avoir retrouvé votre téléphone lorsque vous l’avez laissé tomber dans la rue. Ingrid tapota les poches de son jean et vit qu’elle n’avait plus son portable. - Allô… allô ! dit Hay-Lain avec insistance en pensant qu’elle s’était fait raccrocher au nez. - Allô… répondit Mirabelle sans avoir le temps de terminer sa phrase. - Donne-le-moi s’il te plait tantine Mirabelle ! dit Ingrid en fixant le téléphone fixe que tenait Mirabelle dans la main. - Je vais te donner mais en échange tu vas me promettre de rester polie avec le correspondant ! - C’est promis tata Mirabelle. - D’accord. Ingrid lui prit le portable des mains très irrité pensant s’être faite volée. - Qui es-tu et pourquoi est-ce que tu as mon téléphone ? - Calme-toi un peu s’il te plait ! c’est l’agression ? demanda Hay-Lain. Je ne suis pas une voleuse, j’appelais juste pour dire que j’ai ton portable et que tu peux le récupérer au parc non loin de la poste un peu près de la fontaine où se trouve le monument : je t’y attends. - Mais… - A tout à l’heure ! Dit-elle avant de raccrocher. Au comble de sa colère Ingrid s’empressa d’aller au parc et à son arrivée elle vit Hay-Lain qui la saluait d’un geste de la main. - Heo ! C’est moi qui ai ton portable. - Mais je te reconnais, non ? demanda Ingrid. Tu es la fille qui m’a interrompu quand j’étais au bureau avec ma mère. - Tu as raison, répondit Hay-Lain. C’était moi. - Pourquoi avoir pris mon téléphone ? Demanda Ingrid. Tu aurais pu le laisser dans le bureau de ma mère et elle me l’aurait rendu à son retour de la pâtisserie. - Tu as encore raison sur ce point, répondit Hay-Lain. J’ai fait ça parce que j’avais besoin d’un bon prétexte pour te parler. - Et pourquoi ? - J’ai suivi ta conversation avec ta mère… - Parce que tu écoutes aux portes, hein ? - Ne nous éloignons pas du sujet. - Tu as cinq minutes pour dire ce que tu as à me dire. Hay-Lain proposa à Ingrid de suivre les cours de remise à niveau que son père faisait et elle insista sur le fait que toutes les deux pourraient réviser ensemble. - Ça ne va servir à rien puisque de toute façon ma mère veut m’inscrire dans plusieurs groupes d’études et s’oppose fermement à ce que je célèbre mon anniversaire. - Je pourrais convaincre ta mère, dit Hay-Lain. Dans ma famille on me surnomme la reine de la persuasion. - Crois-moi, ma mère c’est la reine du ‘’non’’. - Si tu penses que c’est peine perdue je te propose alors qu’on fête nos anniversaires ensemble. - Pour ça ne rêve même pas ! - Pourquoi ? - Parce que pour moi un anniversaire ne se fête pas à une date qui n’est pas la sienne. - C’est comme tu veux, dit Hay-Lain un peu déçue. Mais si tu changes d’avis le mien c’est dimanche. - Ton anniversaire ? - Oui. - Wow ! s’exclama Ingrid. Le mien aussi c’est dimanche. - Quel hasard ! N’est-ce pas ? Après çà Ingrid changea d’avis. - C’est d’accord ! - En vrai ! S’exclama Hay-Lain. - Oui mais à une seule condition. - Laquelle ? - C’est moi qui organise la fête. - Je dois t’avouer que je me suis déjà occupé de certains détails la concernant. - Ce n’est pas grave : je m’occuperais du reste des préparatifs. Ingrid, étant atteinte du diabète devait suivre un ré- gime strict (elle se trouvait donc dans l’obligation de s’occuper elle-même du buffet) et prendre des médicaments que lui prescrivait le médecin. C’était une jeune fille issue d’une famille aisée et contrairement à Hay-Lain elle adorait tout ce qui avait trait à la mode. Elle décida que le thème de la fête serait « Chic et Glam » et Hay-Lain ne s’y opposa pas. - On a vraiment beaucoup de travail, dit Ingrid. Le plus dur sera de soigner ton look. - Et pourquoi ? - Présentement tu n’es pas dans mon thème. - Je dois être comment ? - Tu poses beaucoup de questions ! dit Ingrid l’air aga- cée. Tais-toi et suis-moi ! - Que je te suive ? demanda Hay-Lain. Mais où ça ? - Si tu veux qu’on puisse collaborer tu vas devoir m’ac- corder un peu de ta confiance. - Je vais seulement te suivre comme le mouton ? - Viens seulement je ne vais rien te faire. Après une très longue hésitation, elle le fit.
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