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Chapitre 12 : Un amour à contre-courant

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L' unique
Chapitre 12 sur 30
26/07/2026 3 min de lecture

Chapitre 12 : Un amour à contre-courant

Trois mois s'étaient écoulés depuis leur promenade au jardin botanique.


Trois mois de conversations, de promenades, de rires et de découvertes.


Gabriel et Maëlle avaient choisi d'avancer lentement. Ils ne cherchaient pas à impressionner le monde. Ils apprenaient simplement à se connaître.


Chaque vendredi soir, ils dînaient ensemble.


Chaque dimanche, ils visitaient un nouveau lieu de la ville : un musée, un parc, une exposition ou une librairie.


Leur bonheur était discret.


Mais il était réel.


Un soir, Gabriel invita Maëlle à rencontrer ses amis.


L'ambiance était chaleureuse. Les discussions allaient bon train.


Puis l'un d'eux lança en souriant :


— Alors, Gabriel, on ne vous voit jamais très proches. Vous êtes vraiment en couple ?


Tout le monde éclata de rire.


Gabriel répondit calmement :


— Oui.


— Et vous n'êtes toujours pas partis en week-end romantique tous les deux ?


— Pas encore.


— Tu prends ton temps ! À ce rythme-là, vous serez mariés dans dix ans !


Les plaisanteries continuaient.


Maëlle gardait le sourire, mais elle se sentait de plus en plus mal à l'aise.


L'un des amis regarda Gabriel avec un air malicieux.


— Dis-moi... tu es sûr qu'elle est vraiment amoureuse de toi ?


Le silence tomba.


Gabriel posa lentement son verre.


— Je n'ai jamais douté de son amour.


— Pourtant...


Il coupa son ami avec douceur.


— L'amour ne se mesure pas à la vitesse d'une relation. Il se mesure à la confiance qu'on construit.


Personne ne répondit.


Le sujet changea.


Mais Maëlle n'oublierait jamais cette réponse.


Quelques jours plus tard, ce fut au tour de Gabriel d'être confronté aux remarques.


Au bureau, une collègue lui demanda :


— Tu es avec cette fille depuis plusieurs mois, non ?


— Oui.


— Et alors ?


— Alors quoi ?


— Vous vivez ensemble ?


— Non.


— Tu n'as pas peur qu'elle te fasse perdre ton temps ?


Gabriel sourit.


— Aimer quelqu'un n'est jamais une perte de temps.


Sa collègue haussa les épaules.


— Tu es vraiment différent.


Il répondit simplement :


— Peut-être.


Le soir, Gabriel retrouva Maëlle sur un banc, près d'une fontaine.


Elle semblait préoccupée.


— À quoi penses-tu ? demanda-t-il.


— À nous.


Il s'assit près d'elle.


— Tu regrettes ?


Elle secoua vivement la tête.


— Jamais.


Elle prit sa main.


— Mais parfois, j'ai l'impression que notre manière d'aimer dérange les autres.


Gabriel réfléchit un instant.


— Tu sais... les gens jugent souvent ce qu'ils ne comprennent pas.


Il marqua une pause.


— Ce qui compte, ce n'est pas que notre histoire ressemble à celle des autres.


C'est qu'elle nous ressemble à nous.


Maëlle sentit son cœur s'apaiser.


Elle posa doucement sa tête sur son épaule.


Ils restèrent ainsi quelques minutes, sans parler.


Le vent faisait danser les feuilles autour d'eux.


Pour la première fois depuis longtemps, Gabriel se surprit à remercier la vie.


Non pas parce que tout était facile.


Mais parce qu'il avait trouvé une femme avec qui il pouvait être lui-même.


Et Maëlle comprit qu'elle n'avait pas seulement trouvé un homme qui respectait sa promesse.


Elle avait trouvé un homme qui la protégeait même lorsqu'elle n'était pas là pour se défendre.


Pourtant, au loin, une silhouette les observait.


Une femme.


Son regard était fixé sur Gabriel.


Elle semblait le connaître.


Et, en les voyant ensemble, son visage se ferma.


Le passé venait de refaire surface.


Sans qu'ils le sachent, une nouvelle épreuve commençait.

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Chapitre 12 : Un amour à contre-courant
Chapitre 12 / 30 · 3 min de lecture

Trois mois s'étaient écoulés depuis leur promenade au jardin botanique.


Trois mois de conversations, de promenades, de rires et de découvertes.


Gabriel et Maëlle avaient choisi d'avancer lentement. Ils ne cherchaient pas à impressionner le monde. Ils apprenaient simplement à se connaître.


Chaque vendredi soir, ils dînaient ensemble.


Chaque dimanche, ils visitaient un nouveau lieu de la ville : un musée, un parc, une exposition ou une librairie.


Leur bonheur était discret.


Mais il était réel.


Un soir, Gabriel invita Maëlle à rencontrer ses amis.


L'ambiance était chaleureuse. Les discussions allaient bon train.


Puis l'un d'eux lança en souriant :


— Alors, Gabriel, on ne vous voit jamais très proches. Vous êtes vraiment en couple ?


Tout le monde éclata de rire.


Gabriel répondit calmement :


— Oui.


— Et vous n'êtes toujours pas partis en week-end romantique tous les deux ?


— Pas encore.


— Tu prends ton temps ! À ce rythme-là, vous serez mariés dans dix ans !


Les plaisanteries continuaient.


Maëlle gardait le sourire, mais elle se sentait de plus en plus mal à l'aise.


L'un des amis regarda Gabriel avec un air malicieux.


— Dis-moi... tu es sûr qu'elle est vraiment amoureuse de toi ?


Le silence tomba.


Gabriel posa lentement son verre.


— Je n'ai jamais douté de son amour.


— Pourtant...


Il coupa son ami avec douceur.


— L'amour ne se mesure pas à la vitesse d'une relation. Il se mesure à la confiance qu'on construit.


Personne ne répondit.


Le sujet changea.


Mais Maëlle n'oublierait jamais cette réponse.


Quelques jours plus tard, ce fut au tour de Gabriel d'être confronté aux remarques.


Au bureau, une collègue lui demanda :


— Tu es avec cette fille depuis plusieurs mois, non ?


— Oui.


— Et alors ?


— Alors quoi ?


— Vous vivez ensemble ?


— Non.


— Tu n'as pas peur qu'elle te fasse perdre ton temps ?


Gabriel sourit.


— Aimer quelqu'un n'est jamais une perte de temps.


Sa collègue haussa les épaules.


— Tu es vraiment différent.


Il répondit simplement :


— Peut-être.


Le soir, Gabriel retrouva Maëlle sur un banc, près d'une fontaine.


Elle semblait préoccupée.


— À quoi penses-tu ? demanda-t-il.


— À nous.


Il s'assit près d'elle.


— Tu regrettes ?


Elle secoua vivement la tête.


— Jamais.


Elle prit sa main.


— Mais parfois, j'ai l'impression que notre manière d'aimer dérange les autres.


Gabriel réfléchit un instant.


— Tu sais... les gens jugent souvent ce qu'ils ne comprennent pas.


Il marqua une pause.


— Ce qui compte, ce n'est pas que notre histoire ressemble à celle des autres.


C'est qu'elle nous ressemble à nous.


Maëlle sentit son cœur s'apaiser.


Elle posa doucement sa tête sur son épaule.


Ils restèrent ainsi quelques minutes, sans parler.


Le vent faisait danser les feuilles autour d'eux.


Pour la première fois depuis longtemps, Gabriel se surprit à remercier la vie.


Non pas parce que tout était facile.


Mais parce qu'il avait trouvé une femme avec qui il pouvait être lui-même.


Et Maëlle comprit qu'elle n'avait pas seulement trouvé un homme qui respectait sa promesse.


Elle avait trouvé un homme qui la protégeait même lorsqu'elle n'était pas là pour se défendre.


Pourtant, au loin, une silhouette les observait.


Une femme.


Son regard était fixé sur Gabriel.


Elle semblait le connaître.


Et, en les voyant ensemble, son visage se ferma.


Le passé venait de refaire surface.


Sans qu'ils le sachent, une nouvelle épreuve commençait.

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