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Chapitre 10 : Quand le cœur commence à parler

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L' unique
Chapitre 10 sur 30
26/07/2026 4 min de lecture

Chapitre 10 : Quand le cœur commence à parler

Les semaines passèrent.


Les messages échangés entre Maëlle et Gabriel étaient devenus une habitude. Un « Bonjour » le matin. Une pensée dans la journée. Une conversation le soir.


Sans qu'ils s'en rendent compte, ils prenaient une place de plus en plus importante dans la vie l'un de l'autre.


Un dimanche après-midi, Gabriel invita Maëlle à visiter une exposition de photographies.


— Tu aimes les photos ? demanda-t-il.


— Oui. Elles capturent des instants que les mots oublient parfois.


Ils parcoururent les salles lentement, s'arrêtant devant chaque œuvre.


Une photographie attira particulièrement leur attention.


On y voyait un vieux couple marchant main dans la main sur une plage, leurs cheveux blanchis par les années, leurs pas encore accordés malgré le temps.


— C'est beau, murmura Maëlle.


— Oui, répondit Gabriel.


Après un silence, il ajouta :


— Je crois que c'est cela que je voulais autrefois.


Maëlle tourna la tête vers lui.


— Et aujourd'hui ?


Gabriel resta pensif.


— Aujourd'hui... je ne sais plus si j'en suis capable.


Ils continuèrent leur visite sans ajouter un mot.


Mais cette conversation resta gravée dans leurs esprits.


Le soir, Maëlle rentra chez elle avec le cœur étrangement agité.


Elle s'assit devant son journal intime.


« Je commence à m'attacher à Gabriel.


Cela me fait peur.


Je ne sais pas ce qu'il attend de la vie. Je ne sais pas si nos chemins peuvent vraiment se rejoindre.


Je refuse de construire des rêves sur des suppositions.


Cette fois, je veux avancer avec patience. »


Elle referma son carnet.


Pour la première fois depuis des années, elle avait peur non pas de rester seule... mais de souffrir.


Au même moment, Gabriel était assis sur son balcon.


Thomas, son meilleur ami, lui téléphona.


— Alors, tu disparais de plus en plus souvent. Il y a quelqu'un ?


Gabriel esquissa un sourire.


— Peut-être.


— Ah ! Enfin !


— Ne va pas trop vite.


— Tu l'aimes ?


Gabriel regarda le ciel qui prenait les couleurs du crépuscule.


— Je ne sais pas encore...


Il marqua une pause.


— Mais quand je passe une journée sans lui parler, j'ai l'impression qu'il manque quelque chose.


Thomas éclata de rire.


— Mon vieux, ça ressemble beaucoup au début de l'amour.


Gabriel ne répondit pas.


Ce mot lui faisait encore peur.


Après avoir raccroché, il pensa à Maëlle.


À sa douceur.


À son intelligence.


À sa manière d'écouter sans interrompre.


À son sourire discret.


Il ferma les yeux.


« Et si je souffrais encore ? »


Cette question lui serrait la poitrine.


Quelques jours plus tard, alors qu'ils marchaient dans une rue animée, une petite fille trébucha devant eux.


Gabriel se précipita pour l'aider à se relever.


— Tu t'es fait mal ?


La fillette secoua la tête.


Il épousseta doucement ses vêtements avant de la raccompagner vers sa mère.


Maëlle observait la scène en silence.


Ce geste simple révélait quelque chose que Gabriel ne disait jamais avec des mots : sa bonté.


Sur le chemin du retour, elle lui demanda :


— Tu fais toujours attention aux autres comme ça ?


Gabriel haussa les épaules.


— Je fais ce que j'aimerais que quelqu'un fasse pour ceux que j'aime.


Maëlle sentit son cœur battre plus vite.


Pourtant, elle garda le silence.


Elle savait qu'il était encore trop tôt pour parler d'amour.


Les sentiments étaient là.


Fragiles.


Discrets.


Comme une flamme qui venait tout juste d'être allumée.


Ils avaient besoin de temps.


Car un amour construit trop vite peut vaciller au premier vent.


Mais un amour qui apprend d'abord à connaître l'autre peut devenir assez solide pour traverser les tempêtes.


Sans le savoir, Maëlle et Gabriel étaient déjà en train de bâtir les fondations de cette histoire.


Et les plus belles maisons commencent toujours par des fondations invisibles.

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Chapitre 10 : Quand le cœur commence à parler
Chapitre 10 / 30 · 4 min de lecture

Les semaines passèrent.


Les messages échangés entre Maëlle et Gabriel étaient devenus une habitude. Un « Bonjour » le matin. Une pensée dans la journée. Une conversation le soir.


Sans qu'ils s'en rendent compte, ils prenaient une place de plus en plus importante dans la vie l'un de l'autre.


Un dimanche après-midi, Gabriel invita Maëlle à visiter une exposition de photographies.


— Tu aimes les photos ? demanda-t-il.


— Oui. Elles capturent des instants que les mots oublient parfois.


Ils parcoururent les salles lentement, s'arrêtant devant chaque œuvre.


Une photographie attira particulièrement leur attention.


On y voyait un vieux couple marchant main dans la main sur une plage, leurs cheveux blanchis par les années, leurs pas encore accordés malgré le temps.


— C'est beau, murmura Maëlle.


— Oui, répondit Gabriel.


Après un silence, il ajouta :


— Je crois que c'est cela que je voulais autrefois.


Maëlle tourna la tête vers lui.


— Et aujourd'hui ?


Gabriel resta pensif.


— Aujourd'hui... je ne sais plus si j'en suis capable.


Ils continuèrent leur visite sans ajouter un mot.


Mais cette conversation resta gravée dans leurs esprits.


Le soir, Maëlle rentra chez elle avec le cœur étrangement agité.


Elle s'assit devant son journal intime.


« Je commence à m'attacher à Gabriel.


Cela me fait peur.


Je ne sais pas ce qu'il attend de la vie. Je ne sais pas si nos chemins peuvent vraiment se rejoindre.


Je refuse de construire des rêves sur des suppositions.


Cette fois, je veux avancer avec patience. »


Elle referma son carnet.


Pour la première fois depuis des années, elle avait peur non pas de rester seule... mais de souffrir.


Au même moment, Gabriel était assis sur son balcon.


Thomas, son meilleur ami, lui téléphona.


— Alors, tu disparais de plus en plus souvent. Il y a quelqu'un ?


Gabriel esquissa un sourire.


— Peut-être.


— Ah ! Enfin !


— Ne va pas trop vite.


— Tu l'aimes ?


Gabriel regarda le ciel qui prenait les couleurs du crépuscule.


— Je ne sais pas encore...


Il marqua une pause.


— Mais quand je passe une journée sans lui parler, j'ai l'impression qu'il manque quelque chose.


Thomas éclata de rire.


— Mon vieux, ça ressemble beaucoup au début de l'amour.


Gabriel ne répondit pas.


Ce mot lui faisait encore peur.


Après avoir raccroché, il pensa à Maëlle.


À sa douceur.


À son intelligence.


À sa manière d'écouter sans interrompre.


À son sourire discret.


Il ferma les yeux.


« Et si je souffrais encore ? »


Cette question lui serrait la poitrine.


Quelques jours plus tard, alors qu'ils marchaient dans une rue animée, une petite fille trébucha devant eux.


Gabriel se précipita pour l'aider à se relever.


— Tu t'es fait mal ?


La fillette secoua la tête.


Il épousseta doucement ses vêtements avant de la raccompagner vers sa mère.


Maëlle observait la scène en silence.


Ce geste simple révélait quelque chose que Gabriel ne disait jamais avec des mots : sa bonté.


Sur le chemin du retour, elle lui demanda :


— Tu fais toujours attention aux autres comme ça ?


Gabriel haussa les épaules.


— Je fais ce que j'aimerais que quelqu'un fasse pour ceux que j'aime.


Maëlle sentit son cœur battre plus vite.


Pourtant, elle garda le silence.


Elle savait qu'il était encore trop tôt pour parler d'amour.


Les sentiments étaient là.


Fragiles.


Discrets.


Comme une flamme qui venait tout juste d'être allumée.


Ils avaient besoin de temps.


Car un amour construit trop vite peut vaciller au premier vent.


Mais un amour qui apprend d'abord à connaître l'autre peut devenir assez solide pour traverser les tempêtes.


Sans le savoir, Maëlle et Gabriel étaient déjà en train de bâtir les fondations de cette histoire.


Et les plus belles maisons commencent toujours par des fondations invisibles.

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