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Chapitre 6 : Les racines d'une promesse

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L' unique
Chapitre 6 sur 30
26/07/2026 4 min de lecture

Chapitre 6 : Les racines d'une promesse

Il existe des décisions qui ne naissent pas en un instant.


Elles grandissent lentement, au fil des années, nourries par ce que l'on voit, ce que l'on entend et ce que l'on ressent.


La promesse de Maëlle était de celles-là.


Lorsqu'elle avait seize ans, elle croyait déjà aux grandes histoires d'amour.


À cette époque, sa meilleure amie s'appelait Sarah.


Elles partageaient tout : les devoirs, les secrets, les rêves et les longues promenades après les cours.


Sarah était amoureuse de Julien.


Ils semblaient inséparables.


Tout le monde les enviait.


Ils parlaient déjà de leur avenir, de leur maison et des enfants qu'ils auraient un jour.


Pour Sarah, Julien était l'homme de sa vie.


Un soir, elle confia à Maëlle qu'elle était prête à tout pour lui.


— Quand on aime vraiment quelqu'un, on ne devrait rien lui refuser, disait-elle.


Maëlle n'était pas convaincue.


— L'amour ne devrait jamais nous obliger à faire quelque chose que nous ne voulons pas.


Sarah sourit.


— Tu comprendras quand tu tomberas amoureuse.


Quelques mois plus tard, Sarah changea.


Elle riait moins.


Elle évitait le regard de ses parents.


Elle s' isolait.


Un après-midi, elle fondit en larmes dans les bras de Maëlle.


Julien l'avait quittée.


Après avoir obtenu tout ce qu'il voulait, il était parti sans explication.


Sarah avait l'impression d'avoir perdu bien plus qu'un petit ami.


Elle avait perdu confiance en elle.


Pendant des mois, Maëlle resta à ses côtés.


Elle la vit lutter contre la culpabilité, les regrets et le sentiment d'avoir été utilisée.


Un soir, alors qu'elles étaient assises sur un banc, Sarah murmura :


— Si je pouvais revenir en arrière... je prendrais davantage le temps de savoir qui il était vraiment.


Ces mots restèrent gravés dans la mémoire de Maëlle.


Les années passèrent.


À l'université, elle observa d'autres histoires.


Des couples qui se promettaient l'éternité avant de se séparer quelques semaines plus tard.


Des personnes qui confondaient parfois le besoin de ne pas être seules avec l'amour.


Mais elle vit aussi des couples solides.


Des hommes et des femmes qui se respectaient, qui traversaient les épreuves ensemble et qui construisaient leur relation avec patience.


Elle comprit alors une chose essentielle.


Ce n'était pas l'attente qui garantissait un amour durable.


C'était la qualité de la relation, le respect mutuel et l'engagement sincère.


Sa décision de rester vierge ne venait donc pas de la peur des autres ni du mépris de ceux qui faisaient des choix différents.


Elle était simplement le reflet de sa manière d'aimer.


Pour elle, offrir son intimité avait un sens profond.


Elle voulait le faire avec un homme qui partagerait le même désir de construire un avenir à deux.


Cette conviction n'était pas une règle universelle.


C'était son chemin.


Et elle acceptait que chacun puisse choisir le sien.


Ce soir-là, en refermant son journal, elle écrivit :


« Je ne cherche pas un homme parfait.


Je cherche un homme honnête.


Un homme capable de respecter mes convictions sans chercher à les changer.


Un homme qui me choisira librement, comme je le choisirai librement. »


Elle souffla la bougie posée sur sa table de chevet.


Au loin, le vent faisait danser les branches des arbres.


Sans le savoir, à quelques kilomètres de là, Gabriel écrivait lui aussi dans un carnet qu'il n'ouvrait presque jamais.


« Si je rencontre un jour une femme sincère, je ne lui demanderai jamais de devenir quelqu'un d'autre pour me plaire. »


Leurs mots étaient différents.


Mais leurs cœurs commençaient à parler le même langage.


Sans s'être encore rencontrés.

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Chapitre 6 : Les racines d'une promesse
Chapitre 6 / 30 · 4 min de lecture

Il existe des décisions qui ne naissent pas en un instant.


Elles grandissent lentement, au fil des années, nourries par ce que l'on voit, ce que l'on entend et ce que l'on ressent.


La promesse de Maëlle était de celles-là.


Lorsqu'elle avait seize ans, elle croyait déjà aux grandes histoires d'amour.


À cette époque, sa meilleure amie s'appelait Sarah.


Elles partageaient tout : les devoirs, les secrets, les rêves et les longues promenades après les cours.


Sarah était amoureuse de Julien.


Ils semblaient inséparables.


Tout le monde les enviait.


Ils parlaient déjà de leur avenir, de leur maison et des enfants qu'ils auraient un jour.


Pour Sarah, Julien était l'homme de sa vie.


Un soir, elle confia à Maëlle qu'elle était prête à tout pour lui.


— Quand on aime vraiment quelqu'un, on ne devrait rien lui refuser, disait-elle.


Maëlle n'était pas convaincue.


— L'amour ne devrait jamais nous obliger à faire quelque chose que nous ne voulons pas.


Sarah sourit.


— Tu comprendras quand tu tomberas amoureuse.


Quelques mois plus tard, Sarah changea.


Elle riait moins.


Elle évitait le regard de ses parents.


Elle s' isolait.


Un après-midi, elle fondit en larmes dans les bras de Maëlle.


Julien l'avait quittée.


Après avoir obtenu tout ce qu'il voulait, il était parti sans explication.


Sarah avait l'impression d'avoir perdu bien plus qu'un petit ami.


Elle avait perdu confiance en elle.


Pendant des mois, Maëlle resta à ses côtés.


Elle la vit lutter contre la culpabilité, les regrets et le sentiment d'avoir été utilisée.


Un soir, alors qu'elles étaient assises sur un banc, Sarah murmura :


— Si je pouvais revenir en arrière... je prendrais davantage le temps de savoir qui il était vraiment.


Ces mots restèrent gravés dans la mémoire de Maëlle.


Les années passèrent.


À l'université, elle observa d'autres histoires.


Des couples qui se promettaient l'éternité avant de se séparer quelques semaines plus tard.


Des personnes qui confondaient parfois le besoin de ne pas être seules avec l'amour.


Mais elle vit aussi des couples solides.


Des hommes et des femmes qui se respectaient, qui traversaient les épreuves ensemble et qui construisaient leur relation avec patience.


Elle comprit alors une chose essentielle.


Ce n'était pas l'attente qui garantissait un amour durable.


C'était la qualité de la relation, le respect mutuel et l'engagement sincère.


Sa décision de rester vierge ne venait donc pas de la peur des autres ni du mépris de ceux qui faisaient des choix différents.


Elle était simplement le reflet de sa manière d'aimer.


Pour elle, offrir son intimité avait un sens profond.


Elle voulait le faire avec un homme qui partagerait le même désir de construire un avenir à deux.


Cette conviction n'était pas une règle universelle.


C'était son chemin.


Et elle acceptait que chacun puisse choisir le sien.


Ce soir-là, en refermant son journal, elle écrivit :


« Je ne cherche pas un homme parfait.


Je cherche un homme honnête.


Un homme capable de respecter mes convictions sans chercher à les changer.


Un homme qui me choisira librement, comme je le choisirai librement. »


Elle souffla la bougie posée sur sa table de chevet.


Au loin, le vent faisait danser les branches des arbres.


Sans le savoir, à quelques kilomètres de là, Gabriel écrivait lui aussi dans un carnet qu'il n'ouvrait presque jamais.


« Si je rencontre un jour une femme sincère, je ne lui demanderai jamais de devenir quelqu'un d'autre pour me plaire. »


Leurs mots étaient différents.


Mais leurs cœurs commençaient à parler le même langage.


Sans s'être encore rencontrés.

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