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Chapitre 5 : Si près... sans le savoir

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L' unique
Chapitre 5 sur 30
26/07/2026 3 min de lecture

Chapitre 5 : Si près... sans le savoir

Le hasard avait parfois un étrange sens de l'humour.


Ou peut-être n'était-ce pas le hasard.


Ce mardi-là, Maëlle décida de quitter le bureau plus tôt. Elle avait besoin de s'aérer l'esprit après une journée particulièrement éprouvante. Sans réfléchir, elle prit le chemin du parc central, un endroit où elle venait souvent lorsqu'elle avait besoin de retrouver le calme.


Les arbres formaient une longue allée ombragée. Des enfants jouaient près du lac, tandis que des couples marchaient main dans la main.


Maëlle s'assit sur un banc et sortit de son sac un roman qu'elle avait commencé la veille.


Quelques minutes plus tard, son téléphone sonna.


C'était sa mère.


— Maëlle, tu peux passer à la maison ce soir ? Ton père a besoin d'aide pour réparer une armoire.


— Bien sûr, j'arrive.


Elle referma son livre et quitta le parc.


À peine cinq minutes après son départ, Gabriel entra par l'autre entrée.


Lui aussi venait chercher un peu de tranquillité.


Il s'assit exactement sur le même banc.


Sans le remarquer, il posa sa main à l'endroit où le livre de Maëlle reposait quelques instants plus tôt.


Le banc gardait encore la chaleur du soleil.


Mais les deux inconnus continuaient leur route sans se connaître.


Le lendemain matin, Maëlle entra dans une petite boulangerie avant de se rendre au travail.


— Bonjour, un café et un croissant, s'il vous plaît.


Pendant que la vendeuse préparait sa commande, Gabriel attendait juste derrière elle.


Son téléphone vibra.


Il répondit à un appel professionnel et sortit quelques instants pour mieux entendre son interlocuteur.


Quand il revint, Maëlle était déjà partie.


Ils s'étaient croisés à moins de deux mètres.


Sans un regard.


Le samedi suivant, la vieille librairie où Gabriel avait acheté son roman organisait une rencontre avec un auteur.


Maëlle adorait les livres.


Elle avait prévu d'y aller.


Mais, au dernier moment, une amie lui demanda de l'accompagner à l'hôpital pour rendre visite à sa grand-mère.


Maëlle n'hésita pas.


Les personnes passaient toujours avant les projets.


Pendant ce temps, Gabriel assistait à la rencontre littéraire.


À plusieurs reprises, il regarda la chaise vide au premier rang.


Sans raison.


Comme s'il attendait quelqu'un.


Le soir, Maëlle rentra chez elle, fatiguée mais le cœur apaisé.


En ouvrant son journal, elle écrivit :


« J'ignore quand ma vie changera. Peut-être demain. Peut-être dans plusieurs années. Mais je refuse de vivre dans la précipitation. Les plus belles histoires prennent parfois le temps de s'écrire. »


Au même moment, Gabriel ouvrit enfin le livre que la vieille libraire lui avait conseillé.


Une phrase, dès les premières pages, attira son attention :


«"Les plus belles rencontres ne sont pas toujours les plus rapides. Elles sont souvent celles que la vie prépare en silence."»


Il relut cette phrase plusieurs fois.


Puis, sans vraiment savoir pourquoi, il sourit.


Pour la première fois depuis longtemps.


Quelque chose, au fond de lui, semblait lui souffler que son histoire n'était peut-être pas terminée.


Et, quelque part dans la même ville, une femme continuait d'attendre, sans savoir que leurs chemins s'étaient déjà frôlés plus d'une fois.


Le destin était patient.


Il ne se contente pas de faire rencontrer deux personnes.


Il les prépare d'abord à se reconnaître.

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Chapitre 5 : Si près... sans le savoir
Chapitre 5 / 30 · 3 min de lecture

Le hasard avait parfois un étrange sens de l'humour.


Ou peut-être n'était-ce pas le hasard.


Ce mardi-là, Maëlle décida de quitter le bureau plus tôt. Elle avait besoin de s'aérer l'esprit après une journée particulièrement éprouvante. Sans réfléchir, elle prit le chemin du parc central, un endroit où elle venait souvent lorsqu'elle avait besoin de retrouver le calme.


Les arbres formaient une longue allée ombragée. Des enfants jouaient près du lac, tandis que des couples marchaient main dans la main.


Maëlle s'assit sur un banc et sortit de son sac un roman qu'elle avait commencé la veille.


Quelques minutes plus tard, son téléphone sonna.


C'était sa mère.


— Maëlle, tu peux passer à la maison ce soir ? Ton père a besoin d'aide pour réparer une armoire.


— Bien sûr, j'arrive.


Elle referma son livre et quitta le parc.


À peine cinq minutes après son départ, Gabriel entra par l'autre entrée.


Lui aussi venait chercher un peu de tranquillité.


Il s'assit exactement sur le même banc.


Sans le remarquer, il posa sa main à l'endroit où le livre de Maëlle reposait quelques instants plus tôt.


Le banc gardait encore la chaleur du soleil.


Mais les deux inconnus continuaient leur route sans se connaître.


Le lendemain matin, Maëlle entra dans une petite boulangerie avant de se rendre au travail.


— Bonjour, un café et un croissant, s'il vous plaît.


Pendant que la vendeuse préparait sa commande, Gabriel attendait juste derrière elle.


Son téléphone vibra.


Il répondit à un appel professionnel et sortit quelques instants pour mieux entendre son interlocuteur.


Quand il revint, Maëlle était déjà partie.


Ils s'étaient croisés à moins de deux mètres.


Sans un regard.


Le samedi suivant, la vieille librairie où Gabriel avait acheté son roman organisait une rencontre avec un auteur.


Maëlle adorait les livres.


Elle avait prévu d'y aller.


Mais, au dernier moment, une amie lui demanda de l'accompagner à l'hôpital pour rendre visite à sa grand-mère.


Maëlle n'hésita pas.


Les personnes passaient toujours avant les projets.


Pendant ce temps, Gabriel assistait à la rencontre littéraire.


À plusieurs reprises, il regarda la chaise vide au premier rang.


Sans raison.


Comme s'il attendait quelqu'un.


Le soir, Maëlle rentra chez elle, fatiguée mais le cœur apaisé.


En ouvrant son journal, elle écrivit :


« J'ignore quand ma vie changera. Peut-être demain. Peut-être dans plusieurs années. Mais je refuse de vivre dans la précipitation. Les plus belles histoires prennent parfois le temps de s'écrire. »


Au même moment, Gabriel ouvrit enfin le livre que la vieille libraire lui avait conseillé.


Une phrase, dès les premières pages, attira son attention :


«"Les plus belles rencontres ne sont pas toujours les plus rapides. Elles sont souvent celles que la vie prépare en silence."»


Il relut cette phrase plusieurs fois.


Puis, sans vraiment savoir pourquoi, il sourit.


Pour la première fois depuis longtemps.


Quelque chose, au fond de lui, semblait lui souffler que son histoire n'était peut-être pas terminée.


Et, quelque part dans la même ville, une femme continuait d'attendre, sans savoir que leurs chemins s'étaient déjà frôlés plus d'une fois.


Le destin était patient.


Il ne se contente pas de faire rencontrer deux personnes.


Il les prépare d'abord à se reconnaître.

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