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Chapitre 1 : Une promesse à soi-même

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L' unique
Chapitre 1 sur 30
26/07/2026 3 min de lecture

Chapitre 1 : Une promesse à soi-même

Le réveil sonna à six heures précises.


Maëlle ouvrit les yeux sans empressement. La lumière de l'aube traversait les rideaux de son petit appartement, dessinant des lignes dorées sur le parquet. Un nouveau jour commençait, semblable à tant d'autres, et pourtant elle savait qu'il lui faudrait encore défendre un choix que personne ne semblait comprendre.


À vingt-huit ans, elle avait tout entendu.


« Tu es trop difficile. »


« Tu finiras seule. »


« Tu vis dans un conte de fées. »


Elle répondait rarement. Non parce qu'elle manquait d'arguments, mais parce qu'elle avait compris que certaines convictions ne s'expliquent pas. Elles se vivent.


Elle se leva, ouvrit la fenêtre et inspira profondément. La ville s'éveillait déjà dans un concert de klaxons, de voix et de moteurs. Des milliers de personnes poursuivaient leurs rêves, leurs habitudes, leurs regrets.


Elle, elle poursuivait une promesse.


Une promesse qu'elle s'était faite à dix-huit ans, devant le miroir de sa chambre.


— Le jour où je me donnerai à un homme, ce sera parce que j'aurai choisi de construire toute une vie avec lui.


Cette promesse n'était née ni de la peur ni d'une obligation imposée par sa famille. Ses parents lui avaient toujours laissé sa liberté. Ils lui avaient appris à réfléchir, à décider et à assumer les conséquences de ses choix.


Au fil des années, elle avait vu des couples se former puis se déchirer. Des déclarations d'amour s'effacer en quelques semaines. Des cœurs se briser sous le poids des mensonges, de l'infidélité et des promesses oubliées.


Ces histoires ne lui faisaient pas mépriser l'amour.


Elles lui donnaient simplement envie d'un amour différent.


Un amour qui grandirait avec le temps.


Un amour où chacun choisirait l'autre, chaque jour.


Au bureau, la matinée se déroula normalement jusqu'à la pause de midi.


Ses collègues riaient autour d'une table en échangeant des anecdotes sur leurs relations amoureuses.


— Et toi, Maëlle ? demanda Clara avec un sourire malicieux. Toujours célibataire ?


— Oui.


— Tu attends quoi exactement ? Le prince charmant ?


Quelques rires éclatèrent.


Maëlle sourit doucement.


— Non. J'attends simplement quelqu'un avec qui je pourrai bâtir une vie.


Le silence dura une seconde avant qu'un collègue ne hausse les épaules.


— Franchement, les hommes comme ça n'existent plus.


Une autre ajouta :


— Tu devrais profiter de ta jeunesse avant qu'il ne soit trop tard.


Maëlle ne répondit pas.


Elle regarda simplement par la fenêtre.


Peut-être avaient-ils raison.


Peut-être que l'homme qu'elle espérait rencontrer n'existait pas.


Mais abandonner ses convictions uniquement parce qu'elles semblaient rares lui paraissait encore plus triste.


En quittant le bureau ce soir-là, elle leva les yeux vers le ciel qui s' embrasait sous les couleurs du coucher de soleil.


Sans le savoir, quelque part dans cette même ville, un homme marchait lui aussi avec une blessure au cœur, persuadé que l'amour véritable appartenait au passé.


Le destin préparait déjà leur rencontre.


Mais ni l'un ni l'autre n'était encore prêt.

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Le réveil sonna à six heures précises.


Maëlle ouvrit les yeux sans empressement. La lumière de l'aube traversait les rideaux de son petit appartement, dessinant des lignes dorées sur le parquet. Un nouveau jour commençait, semblable à tant d'autres, et pourtant elle savait qu'il lui faudrait encore défendre un choix que personne ne semblait comprendre.


À vingt-huit ans, elle avait tout entendu.


« Tu es trop difficile. »


« Tu finiras seule. »


« Tu vis dans un conte de fées. »


Elle répondait rarement. Non parce qu'elle manquait d'arguments, mais parce qu'elle avait compris que certaines convictions ne s'expliquent pas. Elles se vivent.


Elle se leva, ouvrit la fenêtre et inspira profondément. La ville s'éveillait déjà dans un concert de klaxons, de voix et de moteurs. Des milliers de personnes poursuivaient leurs rêves, leurs habitudes, leurs regrets.


Elle, elle poursuivait une promesse.


Une promesse qu'elle s'était faite à dix-huit ans, devant le miroir de sa chambre.


— Le jour où je me donnerai à un homme, ce sera parce que j'aurai choisi de construire toute une vie avec lui.


Cette promesse n'était née ni de la peur ni d'une obligation imposée par sa famille. Ses parents lui avaient toujours laissé sa liberté. Ils lui avaient appris à réfléchir, à décider et à assumer les conséquences de ses choix.


Au fil des années, elle avait vu des couples se former puis se déchirer. Des déclarations d'amour s'effacer en quelques semaines. Des cœurs se briser sous le poids des mensonges, de l'infidélité et des promesses oubliées.


Ces histoires ne lui faisaient pas mépriser l'amour.


Elles lui donnaient simplement envie d'un amour différent.


Un amour qui grandirait avec le temps.


Un amour où chacun choisirait l'autre, chaque jour.


Au bureau, la matinée se déroula normalement jusqu'à la pause de midi.


Ses collègues riaient autour d'une table en échangeant des anecdotes sur leurs relations amoureuses.


— Et toi, Maëlle ? demanda Clara avec un sourire malicieux. Toujours célibataire ?


— Oui.


— Tu attends quoi exactement ? Le prince charmant ?


Quelques rires éclatèrent.


Maëlle sourit doucement.


— Non. J'attends simplement quelqu'un avec qui je pourrai bâtir une vie.


Le silence dura une seconde avant qu'un collègue ne hausse les épaules.


— Franchement, les hommes comme ça n'existent plus.


Une autre ajouta :


— Tu devrais profiter de ta jeunesse avant qu'il ne soit trop tard.


Maëlle ne répondit pas.


Elle regarda simplement par la fenêtre.


Peut-être avaient-ils raison.


Peut-être que l'homme qu'elle espérait rencontrer n'existait pas.


Mais abandonner ses convictions uniquement parce qu'elles semblaient rares lui paraissait encore plus triste.


En quittant le bureau ce soir-là, elle leva les yeux vers le ciel qui s' embrasait sous les couleurs du coucher de soleil.


Sans le savoir, quelque part dans cette même ville, un homme marchait lui aussi avec une blessure au cœur, persuadé que l'amour véritable appartenait au passé.


Le destin préparait déjà leur rencontre.


Mais ni l'un ni l'autre n'était encore prêt.

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