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Chapitre 9 : La trahison des mots

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Une cage sans barreaux
Chapitre 9 sur 15
25/07/2026 2 min de lecture

Chapitre 9 : La trahison des mots

— « De quoi tu parles, Maman ? »murmura Erica, la voix tremblante de colère contenue.


— « Eh bien, du mariage, mon enfant, » reprit Hélène en souriant doucement.« Tu as accompli ton devoir scolaire. À présent, le rôle d'une femme est de fonder un foyer, de trouver un homme bien qui saura prendre soin de toi... »


— « Prendre soin de moi ?! » explosa Erica en se levant brutalement, faisant basculer sa chaise en arrière.


Son père fronça les sourcils :


— « Erica, baisse d'un ton devant ta mère ! »


Mais Erica n'entendait plus rien. Le monde autour d'elle semblait s'effondrer. Elle fixa la femme qui l'avait élevée, cette femme qu'elle avait vue pleurer à chaudes larmes sur le sol de la cuisine treize ans plus tôt.


— « Tu as oublié ? » cracha Erica, les yeux injectés de sang. « Tu as oublié ce que tu m'as dit la nuit de mes neuf ans ? Tu tremblais par terre, tu me tenais par les épaules et tu m'as suppliée de ne jamais dépendre d'un homme ! Tu m'as dit que les hommes étaient cruels, qu'ils étaient des pièges, que le mariage était une cage ! »


Hélène pâlit brusquement. Elle posa la main sur sa poitrine, désorientée :


— « Erica... J'étais sous le coup de la colère ce soir-là... C'étaient des paroles en l'air, tu étais trop petite pour comprendre... »




— « Des paroles en l'air ?! » hurla Erica. « J'ai bâti toute ma vie sur tes paroles ! J'ai refusé de vivre, j'ai refusé d'aimer, j'ai repoussé tout le monde parce que je croyais te sauver et me protéger ! Et aujourd'hui, tu me demandes de me jeter dans la même cage que toi ?! »


Erica réalisa avec une horreur absolue que sa mère, broyée par le poids des traditions et de la pression sociale, avait effacé ce traumatisme de sa mémoire. Le venin qu'elle avait instillé chez sa fille pendant treize ans n'était pour elle qu'une simple crise passagère qu'elle avait oubliée.

9 / 15

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Chapitre 9 : La trahison des mots
Chapitre 9 / 15 · 2 min de lecture

— « De quoi tu parles, Maman ? »murmura Erica, la voix tremblante de colère contenue.


— « Eh bien, du mariage, mon enfant, » reprit Hélène en souriant doucement.« Tu as accompli ton devoir scolaire. À présent, le rôle d'une femme est de fonder un foyer, de trouver un homme bien qui saura prendre soin de toi... »


— « Prendre soin de moi ?! » explosa Erica en se levant brutalement, faisant basculer sa chaise en arrière.


Son père fronça les sourcils :


— « Erica, baisse d'un ton devant ta mère ! »


Mais Erica n'entendait plus rien. Le monde autour d'elle semblait s'effondrer. Elle fixa la femme qui l'avait élevée, cette femme qu'elle avait vue pleurer à chaudes larmes sur le sol de la cuisine treize ans plus tôt.


— « Tu as oublié ? » cracha Erica, les yeux injectés de sang. « Tu as oublié ce que tu m'as dit la nuit de mes neuf ans ? Tu tremblais par terre, tu me tenais par les épaules et tu m'as suppliée de ne jamais dépendre d'un homme ! Tu m'as dit que les hommes étaient cruels, qu'ils étaient des pièges, que le mariage était une cage ! »


Hélène pâlit brusquement. Elle posa la main sur sa poitrine, désorientée :


— « Erica... J'étais sous le coup de la colère ce soir-là... C'étaient des paroles en l'air, tu étais trop petite pour comprendre... »




— « Des paroles en l'air ?! » hurla Erica. « J'ai bâti toute ma vie sur tes paroles ! J'ai refusé de vivre, j'ai refusé d'aimer, j'ai repoussé tout le monde parce que je croyais te sauver et me protéger ! Et aujourd'hui, tu me demandes de me jeter dans la même cage que toi ?! »


Erica réalisa avec une horreur absolue que sa mère, broyée par le poids des traditions et de la pression sociale, avait effacé ce traumatisme de sa mémoire. Le venin qu'elle avait instillé chez sa fille pendant treize ans n'était pour elle qu'une simple crise passagère qu'elle avait oubliée.

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