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Chapitre 4 : Les martyres du quartier

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Une cage sans barreaux
Chapitre 4 sur 15
25/07/2026 2 min de lecture

Chapitre 4 : Les martyres du quartier

À quinze ans, Erica n'était plus une enfant crédule, mais une observatrice méthodique. Elle tenait un petit carnet secret qu'elle cachait sous le matelas de son lit. Ce n'était pas un journal intime ordinaire rempli de rêves d'adolescente, mais un registre froid de ce qu'elle considérait comme les « preuves » du danger masculin.


Elle y notait les récits qu'elle glanait au quotidien.


Il y avait l'histoire de sa tante Chantal, rejetée du jour au lendemain après vingt ans de mariage parce que son époux avait trouvé une femme plus jeune ; Chantal se retrouvait sans formation, sans revenus et contrainte de retourner vivre chez ses parents. Il y avait aussi l'histoire de la voisine du deuxième étage, Mme Moreau, que l'on entendait pleurer à travers les cloisons fines les soirs où son mari rentrait éméché, et qui souriait tristement le lendemain en prétextant des « maladresses ».


Pour Erica, ces femmes n'étaient pas seulement des victimes d'injustices : elles étaient des avertissements vivants. Chaque lueur de tristesse dans leurs yeux venait confirmer ce que sa mère lui avait soufflé le soir de ses neuf ans.


— « Regarde-les, »se répétait Erica en refermant son carnet. « Elles ont donné leur vie, leur jeunesse et leur liberté à un homme, et elles n'ont rien récolté d'autre que du mépris. »


Erica se jurait qu'aucun nom d'homme ne viendrait jamais écrire son histoire. Elle ne serais la vict

ime de personne.


4 / 15

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Chapitre 4 : Les martyres du quartier
Chapitre 4 / 15 · 2 min de lecture

À quinze ans, Erica n'était plus une enfant crédule, mais une observatrice méthodique. Elle tenait un petit carnet secret qu'elle cachait sous le matelas de son lit. Ce n'était pas un journal intime ordinaire rempli de rêves d'adolescente, mais un registre froid de ce qu'elle considérait comme les « preuves » du danger masculin.


Elle y notait les récits qu'elle glanait au quotidien.


Il y avait l'histoire de sa tante Chantal, rejetée du jour au lendemain après vingt ans de mariage parce que son époux avait trouvé une femme plus jeune ; Chantal se retrouvait sans formation, sans revenus et contrainte de retourner vivre chez ses parents. Il y avait aussi l'histoire de la voisine du deuxième étage, Mme Moreau, que l'on entendait pleurer à travers les cloisons fines les soirs où son mari rentrait éméché, et qui souriait tristement le lendemain en prétextant des « maladresses ».


Pour Erica, ces femmes n'étaient pas seulement des victimes d'injustices : elles étaient des avertissements vivants. Chaque lueur de tristesse dans leurs yeux venait confirmer ce que sa mère lui avait soufflé le soir de ses neuf ans.


— « Regarde-les, »se répétait Erica en refermant son carnet. « Elles ont donné leur vie, leur jeunesse et leur liberté à un homme, et elles n'ont rien récolté d'autre que du mépris. »


Erica se jurait qu'aucun nom d'homme ne viendrait jamais écrire son histoire. Elle ne serais la vict

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