Hay-Lain passa toutes ses vacances à penser à ce
que lui avait demandé Ingrid avant de mourir mais ne changea tout de même pas son avis sur
le fait que c’était peine perdue. Ce fut lors d’une visite de
Joana qui qu’elle décida de recommencer son enquête.
Cette dernière lui proposa qu’elles fassent équipe car elle
tenait à ce que Némésis soit arrêtée pour tous ses crimes et
surtout parce qu’il ou elle avait tué Ingrid et risquait de
s’en prendre à quelqu’un d’autre. Hay-Lain lui proposa
donc comme aide supplémentaire celle de son frère Billy.
- J’ai vraiment envie que ce soit toi qui nous aides, dit
Hay-Lain à William.
- Vraiment ! s’exclama-t ’-il. Et pourquoi moi ?
- Euh… Parce… que tu es mon frère préféré…
- Je paris que c’est parce que Julien et Georges sont
repartis et que tu n’as plus d’autres options.
- O.K. c’est pour en partie pour ça mais toi ne me dit pas non car tu
es le seul qui a pu rester ou du moins jusqu’à mon anniversaire.
- As-tu au moins un plan ?
- Évidemment ! tu me prends pour qui ?
- Moi-même je suis choqué par ma propre question.
Ton plan-là c’est alors quoi ?
Hay-Lain expliqua à Joana et à son frère ce qu’Ingrid
et elle, avaient eu comme plan de départ. Ensuite elle lui
dit aussi que concernant le meurtre de Clara et Danielle,
Némésis n’avait laissé aucune trace en ajoutant que
toutes ces filles avaient pour point commun le fait d’être
toutes riches. Au début ce n’étaient que des bassas mais
avec le décès d’Ingrid, tout devenait un peu plus compliqué sans compter que leurs maisons n’étaient pas équipées de caméra de surveillance ce qui ne leur permettait
pas de revoir en détail le déroulement de ces fêtes. Lena
leur raconta aussi tout ce qui s’était passé pendant sa ba-
lade avec Ingrid et leur affirma qu’Ingrid ne prit ses médicaments qu’aux environs de deux heures du soir
lorsqu’elles prirent leur déjeuner dans un café-resto de la
place et qu’ainsi, leur seul moyen d’en savoir un peu plus
sur cet échange de médicaments étaient de s’y rendre.
Hay-Lain s’était souvenue la veille que ce jour-là, une des
serveuses prenait des photos avec quelques de ses collègues – chose qu’elle trouva disconvenant - juste en face
de leur table. Ils y allèrent dans le but de la retrouver et
d’avoir les images qu’elle avait filmé.
De leur côté, Laurene et Myriam menaient aussi leur
propre enquête sur les meurtres de leurs défuntes amies.
Cependant, le manque de caméras de surveillance dans
les maisons de Clara et Danielle leur compliquait la tâche.
Par chance, Laurene se souvint que l’un des invités qui fut
par le passé son camarade de classe, avait pris des vidéos durant toute la fête d’anniversaire de Clara. Il s’ap-
pelait Bandon Marc Kelvin et vivait désormais à Bépanda
avec sa grand-mère Bandon Marie. Ainsi donc, afin d’obtenir les vidéos que Kévin avaient prises, Laurene et Myriam allèrent à Bépanda le week-end qui suivait les
évaluations du premier trimestre et arrivèrent aux environs
de dix heures et demie.
Elles y allèrent sachant seulement que Clara était décédée suite à l’ingurgitation d’un poison qu’elle aurait
prise pendant la fête. Laurene les mena jusque chez mamie Marie où elles trouvèrent que Kévin était sur le point
de sortir.
- Salut Kévin ! lui lança Laurene essoufflée par la
marche qu’elles venaient de faire.
- Salut Laura
(Surnom de Laurene attribué par ses camarades en seconde)! lui dit-il à son tour. Tu cherches quoi par
ici ?
- Nous sommes venus pour te parler.
- Okay mais tu devras être rapide.
- Ne t’en fais pas, ce n’est pas comme si on voulait
trop admirer ton visage, répliqua Myriam d’un air agacée.
- Laura la fille ci c’est même qui ? ?
- Kévin je te présente Myriam, répondit Laurene affichant un sourire sarcastique. C’est l’antipathie en personne donc supportes la seulement si tu ne veux pas de-
venir malpoli…
- Excuse-nous si notre visite est inopportune, coupa Myriam brusquement. Le fait est que nous voudrions savoir si tu possèdes encore des vidéos du dernier anniversaire de Clara.
- Évidemment que non, fit-il. Vous pensiez vraiment que j’ai encore avec les vidéos d’un anniversaire qui a eu
lieu il y a plus de deux ans ?
- C’est illogique mais oui, répondit Laurene.
- Mais tu n’as pas de sauvegarde ou je ne sais pas moi, une personne qui pourrait encore avoir cette vidéo ?
Demanda Myriam.
- Désolé mais je ne peux pas vous aider, dit Kévin apparemment pressé d’y aller. La seule chose que je peux
vous dire est qu’après avoir fait mes vidéos j’en ai posté certaines sur mon ancien compte Facebook.
- Et ce compte…
- Merci Kévin nous ne te retiendrons pas plus longtemps, coupa brusquement Laurene comme pour se venger de Myriam.
- De rien, répondit-il gentiment. Ça m’a fait plaisir de
vous aider.
- Alors on se dit à bientôt ! dit Laurene.
- Oui à la prochaine ! dit aussi Kévin l’air soulagé de s’être libéré de cet interrogatoire inattendu.
Après le départ de Kévin, Myriam s’énerva contre Laurene pour lui avoir coupé la parole.
- J’espère que tu es contente Laura! cria- t’-elle. À
cause de toi il est parti sans qu’on ne puisse avoir des informations utiles.
- Au moins maintenant tu sais comme ça peut être
énervant d’être interrompue lorsque l’on est en train de
parler.
- Bravo ! s’exclama Myriam en frappant des mains de
manière sarcastique. Maintenant puisque tu aimes tant
donner des leçons de morales, j’imagine que tu en as une
pour répondre à mes questions.
- Non mais j’aimerais en avoir une pour t’empêcher de
briser mes pauvres tympans.
- Super ! répliqua tout simplement Myriam. Puisque tu
souhaites tant que je me taise, donne-moi une seule information utile dans tout le bavardage de cet inutile de
Kévin et je te promets de ne plus m’énerver jusqu’à la fin
de notre enquête.
- Il faut juste chercher son ancien compte Facebook sur le Net et on
pourra donc avoir les vidéos.
- Wow ! s’exclama Myriam d’un ton calme. Vu que tu
as gagné, je te donne en plus le droit de trouver notre
nom en tant que groupe.
- C’est déjà trouvé ne t’en fait pas, répondit Laurene. On va s’appeler Myrene.
Pendant ce temps, Billy, Joana et Lena, ayant réfléchis
à un moyen de se rendre dans ce fameux café-resto et
d’y visionner les vidéos surveillances, avaient décidés de
le faire le week-end suivant. Dès qu’ils y arrivèrent, Hay-
Lain se précipita à l’intérieur et tamponna directement la-
dite serveuse. Celle-ci leur montra – pour qu’ils la laissent
retourner à son poste – toutes les photos qu’elle avait prise ce "vingt-deux janvier deux milles vingt-deux". Billy était assez surpris du fait qu’elle possédait encore des photos qui
dataient d’il y a presqu’un an.
Cette serveuse les amena dans un endroit un peu reculé pour ne pas se faire attraper par son employeur et
leur pria de se dépêcher. Cependant, pendant qu’Hay-
Lain et Joana regardaient attentivement chaque photo,
une personne s’approcha de Billy et tapota l’épaule du
jeune homme qui se mit à crier en disant : « je suis trop
jeune pour mourir ! » mais heureusement pour eux, ce
n’était que Rachel qui était venu pour la même raison
qu’eux trois.
- Mme Ebene ! S’écria-t ’-il de nouveau. Que faites-
vous ici ?
- Je vous suis depuis la rentrée au cas où vous découvriez quelque chose sur Némésis, répondit Rachel. Et bizarrement vous n’avez rien remarqué.
- Lena devient morose et vous insensée, cette Némésis
a un pouvoir renversant !
- Un peu de tenue William Junior.
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- Sérieusement c’est quoi ton problème Billy ? de-
manda Joana.
- Ne parle pas comme ça à mon frère Joana s’il te
plait, malgré les inepties qu’il débite, il reste notre ainé.
- Ignorez ce que je viens de dire, répliqua donc Billy
pour se défendre. Mes parents doivent avoir raison
lorsqu’ils disent de j’ai huit ans d’âge mental.
- Tu as raison le plus important pour le moment c’est
de trouver qui se cache derrière Némésis, dit Rachel.
Après dix minutes de recherches, elles ne trouvèrent
qu’une photo en rapport avec leur enquête, dans la-
quelle une main se faufilait dans la bandoulière en laine
d’Ingrid. Lorsqu’ils firent un zoom sur cette main,
elles remarquèrent que celle-ci était manucurée ce qui
poussait plus à penser que Némésis était de sexe féminin.
Rachel n’en croyait pas ses yeux : Némésis était donc
soit une jeune fille soit une femme ce qui faisait accroitre
ses soupçons à propos d’Ivanna. Hay-Lain quant à elle, re-
gagnait de plus en plus espoir.
Mme Ebene vit donc qu’il
serait important d’aider ces enfants qu’elle suivait depuis
assez longtemps déjà. Elle les invita chez elle pour qu’ils
fassent tous les trois le point sur leurs recherches.
- Je trouve ça vraiment gentil de votre part de croire
en mon innocence Mme Ebene, Débuta Hay-Lain. Mais
pourquoi cette confiance ?
- Manu avait une confiance aveugle en toi, répondit
Rachel. De plus, je ne pense pas que tu pourrais faire de
mal à une mouche.
- Vous croyez ? Demanda Billy. Je l’ai déjà vu disséquer un criquet parce que ce dernier l’empêchait de dor-
mir.
- On ne t’a rien demandé William, lança Joana.
- Je n’ai pas dit que je répondais à une question, répliqua Billy d’un air moqueur.
- L’heure n’est pas aux enfantillages les jeunes ! dit Rachel pour éviter une querelle entre Lena et son frère.
- Vous avez raison, fit tout doucement Hay-Lain. Ce
n’est pas le moment pour ce genre de bêtises.
- Mais maintenant que nous pouvons donc revenir à
notre sujet, ajouta Billy. Que savons-nous de vraiment spécial ?
- Premièrement Manou et moi avions mis en exergue le
fait que Némésis soit apparue juste après le suicide d’Audrey qui se fit dans des conditions similaires aux meurtres
de Clara et Danielle, dit Hay-Lain.
- Donc Némésis aurait un rapport avec ma défunte
sœur, conclue Joana.
- Oui mais deuxièmement ? demanda Billy.
- Deuxièmement, Ingrid avait réussi à obtenir la clef de
la chambre d’Audrey, ajouta Hay-Lain.
- Comment et pourquoi l’a-t-elle fait ? demanda Rachel.
- Je pense que ça devait être parce que dans sa
chambre on trouverait plus d’indices sur son suicide, ré-
pondit Joana.
- Je pense que pour le savoir il faudrait qu’on aille sur
place, ajouta Billy d’un ton désinvolte.
- Ma mère ne l’acceptera pas à moins que vous ne
soyez de la police et à moi elle m’y a formellement inter-
dit l’accès, répliqua Joana.
- Donc la seule solution serait d’y entrer sans qu’elle ne soit au courant, dit Billy.
- Tu parles d’une effraction ? demanda de nouveau
Rachel.
- Je ne vois pas d’autres solutions, répondit Billy.
- Tu parles de ça comme s’il s’agissait d’une simple balade au parc, dit Hay-Lain à son frère.
- Pour critiquer vous êtes les championnes, mais pour
donner des idées il n’y a personne ! s’exclama-t ’-il un peu
vexé.
- C’est quand même vrai que nous pourrions essayer,
non ? demanda Rachel.
- Si on n’a pu monopoliser le téléphone d'une inconnue pourquoi pas s’infiltrer chez les Kenfack, ajouta Joana.
- Alors on y va quand ! sortit Billy apparemment très
excité.
Alors que Billy préparait leur
prochaine effraction, Marlene avait réussi à trouver de son côté des vidéos de l’anniversaire de la défunte Clara dans l’ancien blog de Ké-
vin. Sur les vidéos, Marlene ne remarqua absolument rien
d’étrange. Néanmoins, elle constata que Clara avait
passé la plupart de la soirée en compagnie de son frère
jumeau dont c’était aussi l’anniversaire : Nkana Evans.
Evans devait déjà être en terminales et venait de célé-
brer son premier anniversaire sans sa sœur. Marlene décida alors de lui en parler en abordant un autre sujet qui
leur mènerait à celui qui les intéressait. Ainsi, c’est la se-
maine d’après qu’elles rendirent visite à Evans pour lui
parler de sa défunte sœur. Lors de leur visite, celui-ci se
rendit compte qu’elles étaient là pour quelque chose de
précis et leur demanda alors d’être directes ce qui facilita
la tâche à Marlene.
Pendant ce temps, Billy, Hay-Lain, Joana et Rachel
cherchaient un moyen de s’infiltrer chez les Kenfack pour
en savoir plus sur le suicide d’Audrey. Joana leur affirma
qu’Ivanna était seule à la maison et que tous leurs employés avaient pris leurs congés de deux jours la veille.
Pour se faire, afin d’attirer Mme Kenfack à l’extérieur, William proposa à Rachel une idée qu’elle n’approuva
que par manque d’options.
- Je crois savoir comment faire, commença Billy.
- Ah oui ! dit Hay-Lain. Et comment ?
- En cassant une fenêtre, répondit-il.
- A titre de rappel nous somme à une vingtaine de
mètres de la maison, fit Mme Ebene.
- Je sais, ajouta t’il. Mais comme vous le savez sans
doute madame, j’ai un frère qui joue au basket-ball.
- Et comment le saurais-je William Junior ? Demanda
Rachel un peu agacé.
- Et moi qui pensait qu’entre associés on se devait
d’apprendre à se connaitre mutuellement, répliqua William après avoir poussé un soupir.
- Mais en quoi la performance de ton frère nous serait
utile ? Demanda Joana à son tour.
- Le fait est que voir mon frère s’exercer au basket m’a
permis d’apprendre quelques techniques de lancer, répondit-il. Je me sens donc capable de lancer une pierre à
cette distance.
- Ce n’est pas comme si on a le choix puisque quelle
que soit notre réponse tu feras toujours comme bon te
semble donc tu peux y aller, lui dit Rachel un peu sidérer
par cette idée qu’elle trouvait « nulle ».
Billy lança une première pierre qui atterrit en dessous
d’une des fenêtres du rez-de-chaussée. Ensuite, il lança
une deuxième qui atterrit sur le pare-brise d’une des voitures qui étaient garées dans l’allée. Cela ne le découragea pas car il en lança un troisième qui fit voler en éclat
l’ampoule centrale de la véranda.
- Wow ! s’exclama Billy. Et moi qui pensais que je réussirais à briser la glace entre cette vitre et moi.
- Et en plus ça l’amuse bien, dit Joana d’un ton sarcastique. Qui va payer pour les dégâts maintenant ?
- Quel exploit ! lança Rachel d’un ton ironique. Tu étais
sensé briser une fenêtre mais tu as réussi à viser en dessous
et à détruire la voiture.
Pendant que Rachel s’énervait contre William II, Joana
proposa à Hay-Lain qu’elles y aillent car celle-ci
apercevait sa mère qui s’approchait au loin. Mme Kenfack ne les aperçue à son tour que lorsque Joana et son
amie avaient déjà désertées les lieux.
- Rachel ! cria Ivanna au loin. Que fais-tu par ici ?
- Euh… vous allez rire Mme Kenfack, répondit Billy avec
un rire désespéré. Le fait est que c’est moi qui ai brisé les
vitres de votre voiture en visant un oiseau qui voltigeait
près d’elle.
Ivanna resta sans voix après l’aveu de Billy. Celui-ci lui
supplia aussi de ne rien dire à ses parents.
- Ton excuse est plus stupide que tes blagues William II,
sortit enfin Ivanna. Pourquoi as-tu réellement lancé des
pierres en direction de ma maison ? Et moi qui venait à peine de dépenser une fortune pour cette nouvelle voiture ! Qui va payer pour tes idioties maintenant ?
- Je te rembourserai promis, répondit
Rachel.
- Et moi qui pensait que je n’aurais plus à supporter tes
bêtises quand tu as quitté le collège, ajouta Ivanna.
- C’est vraiment blessant surtout venant de la meilleure
prof de mathématiques que j’ai jamais eu, répliqua Wil-
liam.
De leur côté, Joana et Hay-Lain avaient réussies à entrer dans la chambre d’Audrey. Joana affirma à Hay-Lain
que sa sœur avait un journal intime qu’elle cachait sous
son matelas. C’est ainsi qu’elles le trouvèrent et qu’elles le
lurent après une longue hésitation. Entre la deuxième et la
troisième page, il y avait une photo qu’Audrey avait prise
avec Clara, Danielle, Ingrid et Myriam. Selon le journal,
ces dernières furent de très bonnes amies du CE2 jusqu’à
leur arrivée en classe de sixième où elles devinrent moins
proches. Toutefois, les dernières pages du journal avaient
été arrachées ce qui empêcha Hay-Lain et Joana de
connaitre la raison du suicide d’Audrey.
Après une petite analyse de la situation, Hay-Lain se
rendit compte que toutes celles qui figuraient sur la photo
avec Audrey avaient été assassinées et que la seule qui
restait était Myriam. Elles amenèrent le journal avec elles
et quittèrent le manoir. Hay-Lain fit un signe de la main à
son frère afin qu’il sache qu’elles étaient sorties. Celui-ci
s’empressa d’y aller sans donner d’explications à Ivanna
qui demanda à Rachel de veiller à ce qu’il ne se créé par de problèmes ailleurs.
Ce fut donc chez Rachel qu’ils y allèrent tous.
- À mon avis Myriam serait la prochaine victime, commença par dire Joana.
- Ce n’est pas si sûre que ça, réfuta Rachel. Car
même si Myriam est la plus jeune des trois, celle-ci a déjà
eu dix-sept ans pendant les vacances.
- De plus, ajouta William, Myriam pourrait bien être Némésis.
- Tout comme elle pourrait être innocente, rétorqua
Hay-Lain. Selon le journal, aucunes d’elles n’avaient repris
contact avec les autres depuis leur séparation d’avec
Clara qui alla dans un autre collège. Danielle et Myriam
ainsi que Manou restèrent dans le même collège qu’Audrey en mais ne restèrent pas aussi proches qu’au pri-
maire à l’exception de Myriam et Danielle qui étaient in-
séparables. Donc je doute que ça l’ait affecté à ce point.
- Tu as raison, avoua Billy. Mais je pense qu’il faudrait
que l’on garde un œil sur elle.
- Moi aussi je suis d’accord, ajouta Rachel.
- Et si c’était ma mère ? supposa Joana un peu apeurée.
- Mme Ivanna ? Demanda Hay-Lain.
- Oui, Mme Kenfack, répondit Joana. Ça me fait du
mal de l’avouer, mais ma mère est la seule qui avait ac-
cès à la chambre d’Audrey, donc ça aurait pu être elle
qui eut arraché les pages.
- Mais comment peux-tu en être aussi sure ? demanda
Billy.
- C’était une supposition et non une affirmation, répondit-elle. De plus ma mère a été la plus touchée par le
décès de ma sœur, à tel point qu’elle en veut à tout le
monde pour son suicide sans compter le fait que le jour où
Manou est morte elle avait aussi passé toute la journée dehors.
- C’est possible, ajouta Rachel. Ivanna m’a toujours
parlé du fait qu’elle n’aimait pas beaucoup les jeunes
filles qu’avaient Audrey pour amies. Cependant, les filles
dont elle me parlait sont de petites délinquantes.
- En tout cas pour l’instant, on devrait se concentrer
sur Myriam, conclu Billy.
Le lendemain matin au lycée, Joana remarqua que
Myriam et Laurene étaient plus proche que d’habitude et
le dit à Hay-Lain lorsqu’elles allèrent prêter des livres
à la bibliothèque. Lorsque Laurene vint rendre des livres qu'elle avait prêter, une photo sortit de l’un de ses livres et
tomba : c’était la même que celle que possédait Audrey.
« Mais comment a-t ’elle fait pour l’avoir ? » se demanda
Hay-Lain, « Est-ce qu’elle aurait un rapport avec Némésis
? ». Lena ne fit pas part de ses soupçons à Joana qui ne
quittait pas Laurene des yeux.
Joana, décidée à découvrir la vérité, ne perdit pas de
temps et s’empressa d‘aller poser des questions à Laurene, entrainant Hay-Lain avec elle. Cette dernière leur dit
qu’elle ne pouvait pas en parler au lycée mais qu’elles
pouvaient se voir après les cours, non loin de leur école.