Je t'ai aimée comme on aime en secret,
D'un amour trop grand pour être avoué,
J'ai donné mon âme sans qu'elle soit prise,
Comme une prière que le vent déchire et brise.
Tu passais près de moi sans me voir,
J'étais l'ombre muette de tes soirs,
Un fantôme errant dans ta lumière,
Toi, tu marchais sans jamais te retourner en arrière.
J'ai gravé ton nom au fer de mes veines,
J'ai porté ton absence comme une chaîne,
Chaque battement de mon cœur t'appelait,
Chaque silence de toi me tuait un peu plus.
Combien de nuits j'ai supplié un signe,
Genou à terre devant une ombre indigne,
Mais l'écho seul répondait à mes vœux,
Et le silence creusait ma tombe, jour après jour.
Il n'y a pas eu de cri, ni de tempête,
Juste un poison lent qui broie et qui guette,
Le jour où j'ai compris, sans un adieu,
Que ton cœur avait déjà enterré mes yeux.
Je porte la brûlure ouverte de ton passage,
Une plaie qui saigne au fond de chaque image,
Aimer sans retour, c'est mourir mille fois,
C'est offrir son sang à un ciel qui n'entend pas.
Et pourtant je reste, fidèle à ma ruine,
Esclave d'un amour que le temps assassine,
Je me suis noyé dans l'eau de tes refus,
Sans que jamais tu saches que je m'y suis perdu.
Aimer sans espoir, c'est porter une croix,
C'est hurler dans le vide et n'entendre que sa voix,
Mon âme est un tombeau où dort ton souvenir,
Et même mort en dedans, je continue à t'aimer, sans fin.
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