OBSESSION FATALE
Dans la ville de Garoua, au nord du Cameroun, vivait la famille Aliyu, composée de Aliyu Salim, le père, Amina Salamatou, la mère, et Hadiza Aliyu, leur fille âgée de 7 ans.
Tout a commencé un après-midi. Amina était assise au salon avec sa fille lorsque son mari arriva, une mallette à la main. Il annonça qu’il avait été renvoyé de son travail et que son patron ne lui avait pas versé son salaire. Amina lui demanda de porter plainte, mais Aliyu répondit qu’il n’avait pas assez d’argent pour lutter contre un homme riche. Il ajouta qu’au Cameroun, la corruption était trop forte et qu’il n’avait aucune chance de gagner.
Le lendemain, Aliyu rassembla tous ses diplômes et commença à chercher du travail en vain. Un soir, il rentra épuisé et dit à sa femme :
— Je suis fatigué. Cela fait bientôt deux semaines que je cherche du travail en vain. Je ne sais même pas ce que Hadiza va manger aujourd’hui.
Amina lui répondit calmement :
— Ne t’inquiète pas, Dieu va nous aider.
Le lendemain, Aliyu alla voir un de ses amis, Amadou, propriétaire d’une grande boutique. Il lui demanda du travail et Amadou lui proposa un poste de livreur. Il lui confia des marchandises d’une valeur de plus d’un million de francs à livrer.
En chemin, Aliyu fut agressé par des bandits qui lui volèrent la marchandise et le véhicule. Désespéré, il retourna tout raconter à Amadou.Mais celui-ci l’accusa d’avoir volé les marchandises parce qu’il était endetté, et porta plainte contre lui. Aliyu fut arrêté et conduit en cellule.
Amina supplia Amadou de libérer son mari, mais il répondit qu’il ne le ferait qu’après avoir récupéré son argent ou ses marchandises. En larmes devant le commissariat, Amina attira l’attention d’un inspecteur nommé Moussa Herman. Il lui demanda ce qui se passait, et elle lui raconta toute l’histoire.
Touché, Moussa décida de payer la somme réclamée. Pour le remercier, Aliyu proposa de lui donner sa fille Hadiza en mariage. Moussa refusa d’abord, expliquant qu’elle était encore une enfant. Mais les parents insistèrent, affirmant qu’il pourrait lui offrir une vie meilleure. Finalement, il accepta à contre-cœur, et le mariage fut célébré le jour même à la mairie.
Après le mariage, Moussa emmena Hadiza vivre chez lui et la traita comme sa propre fille. Lorsqu’elle obtint son certificat d’études primaires, Moussa s’occupa de ses papiers et l’envoya poursuivre ses études en Belgique.
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