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En famille

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NEW LIFE : tout aux aurores
Chapitre 14 sur 14
30/06/2026 11 min de lecture

En famille

Ce matin je me réveille en forme, prêt à affronter cette journée. Je n'avais peut-être pas sommeil mais j'étais fatigué, la nuit a été reposante. Je me redresse et m'étire les bras avant de jeter un coup d'œil à l'heure affiché sur mon alarme. Sept heure dix. J'éloigne la couverture de moi et m'apprête à me lever mais, je suis coupé dans mon élan par la porte qui s'ouvre sur trois personnes sourire aux lèvres, chantant joyeux anniversaire avec enthousiasme.


C'est mon anniversaire aujourd'hui ? Je l'avais complétement oublié.


Elles se rapprochent, toujours en chantant avec plus d'entrain. Ma mère tient dans une de ses mains un petit paquet, et porte avec Johana un gâteau au chocolat vu sa couleur. La flamme de l'unique bougie plantée dans celui ci est protégée par la main de Johana pour éviter qu'elle ne s'éteigne. Josh quant à lui a un plus gros paquet dans les mains.


Lorsqu'ils sont plus près, je remarque l'inscription sur le gâteau. Il est écrit «Merveilleux Anniv Will», ce qui fait élargir un peu plus mon sourire. 


Chez les Ander, les inscriptions ne sont pas les classiques mots «joyeux anniversaire». Ici ils sont remplacés par «Heureux jour de Naissance» ou «Merveilleux Anniv» comme c'est le cas en ce moment. En fait on ne peut jamais savoir à l'avance ce qui y sera marqué. Je trouve ça à la fois mignon et ridicule mais bon, je ne m'en plains pas. Si ça peut leur faire plaisir, alors soit.


Une fois qu'ils finissent tous de chanter, les femmes de ma vie me tendent toutes les deux le gâteau pour que je souffle sur la bougie, tout en me précisant de faire un vœux avant.


Un vœux...


Je ferme les yeux et souffle sur la flamme qui s'éteint instantanément, s'accompagnant d'applaudissements de mon frère. Ma mère dépose ensuite le gâteau sur ma table de chevet, avant de me faire un bisou sur le haut du crâne et de s'asseoir en face de moi. Elle me tend le petit paquet que je saisis le regard interrogateur, me demandant ce que ça pourrait bien être. Au vu de la taille de la boîte, c'est sûrement un accessoire. 


Adossé contre la tête de lit, je déchire soigneusement le papier cadeau sous le regard des trois, impatients de voir ma réaction je pense. Voyons voir ce que j'ai là.


J'ouvre la boîte et découvre une magnifique montre, toute simple, mais que j'aime déjà beaucoup. Je la remercie en la prenant dans mes bras suivi d'un baiser à la joue. Josh qui était jusque là debout au pied du lit une main dans la poche, s'approche et me donne la fameuse boite qu'il tient. Je ne me fais pas prier pour l'ouvrir, et je suis surpris, dans le bon sens évidemment. Il s'est surpassé le frangin dis donc, j'ai droit à une paire de mocassins en daim. Cette année je suis gâté avec tous ces présents. Je remercie mon frère dans notre check habituel.


Au tour de ma Johana, elle m'informe que mon cadeau est resté en bas, qu'elle me le donnera un peu plus tard même si pour moi ce n'est pas nécessaire, juste sa présence ici est déjà un cadeau pour moi.


Merci beaucoup pour tout ça, ça me touche, déclaré-je avec un sourire que je n'avais pas eu par ici depuis longtemps.


Tu n'as pas besoin de me remercier mon grand, c'est mon rôle. Je continuerai de te chanter joyeux anniversaire, de te gâter avec des cadeaux même jusqu'à tes quarante ans, si je suis encore là.


Mais bien-sûr que tu seras encore là maman sinon où tu serais hein dis nous ? Intervient Josh en passant sa main par dessus les épaules de notre mère qui la saisit en lui rendant son sourire. Ce jeune homme m'enlève les mots de la bouche décidément.


Bon, c'est bien beau tout ça mais j'ai du travail aujour... 


Ah non ! Me coupe ma mère, pas de travail tout de suite pour toi, c'est ton anniversaire. D'abord tu dois manger parce que je suis sûre que tu n’as rien avalé depuis hier matin je te connais, j'acquiesce de la tête. Mange et ensuite on verra.


À vos ordres chef. On fera comme tu l'as décidé mais avant il faut que je parle à papa, il doit m'expliquer plus en détail ce qu'il se passe avec l'entreprise et promis je travaillerai seulement un peu plus tard.


Euh... à propos de ça frangin... fait Josh en retirant sa main de la poche pour la passer à sa nuque.


Je connais très bien mon petit frère. Quand il se gratte le sourcil ou encore qu'il passe sa main à la nuque comme maintenant, c'est qu'il est nerveux car soit il va dire une bêtise ou qu'il va en avouer une qu'il a faite, ou alors il va annoncer quelque chose d'assez important. Dans tous les cas je vais très vite le savoir.


Qu'est- ce que tu trames toi encore Josh ? L'interrogé-je soucieux et inquiet.


Mais rien t'inquiètes pas, c'est juste que... Eh bien cette histoire est fausse. Il n'y a pas de problème à l'entreprise, il n'y a jamais eu de faillite ou quoi, c'était un mensonge, avoue t-il sous mon regard confus par ces révélations.


Quoi ? Mais c'est quoi cette histoire ? Pourquoi avoir fait ça ?


Pour que tu reviennes enfin après des mois d'absences, parce que tu nous manquais tellement, justifie ma mère. Tu ne nous donnais plus vraiment de nouvelles de toi et on s'inquiétait, je m'inquiétais. Insiste t-elle. Même si tu es un grand garçon, je ne cesserai pas de m'inquiéter pour toi car tu es mon fils, et j'ai besoin de toi près de moi même si tu as ta nouvelle vie comme tu l'as dit, explique t-elle calmement avec un visage triste mais sérieux. On dirait que tu cherches à t'éloigner définitivement de nous.


mais non voyons, qu’est-ce que tu vas chercher là ? Je ne cherche pas à m'éloigner de vous, simplement j'avais besoin de partir, et puis je viens souvent.


Tu n'es venu dans cette maison que pour le nouvel an et c'est la seule fois que je t'ai vu cette année. Tu n'as même pas passé Noël avec nous mon chéri et voilà la fin d'année qui approche. En deux ans je ne t'ai vu que trois fois Will, trois fois, confesse t-elle les yeux larmoyants et ça me fend le cœur qu'elle soit dans cet état, encore plus par ma faute.


Tu as raison. Je suis vraiment désolé, je te promets que je vais arranger ça. Maintenant changes moi ce visage triste et souris s'il te plaît, soufflais-je en esquissant un sourire pour l'inciter à en faire autant, ce qu'elle fait. 


— Franchement c’est pas croyable, je vous pensais plus mature que ça. Inventer une histoire pareille pour me faire venir, qui a eu l'idée ?


Maman a eu l'idée et moi je l'ai réalisé, enfin, je n'étais pas seul aussi, se dédouane Josh avec un grand sourire mais il évite mon regard.


Je lui règlerai son compte plus tard. Le traitre n’a pas jugé bon de me prévenir et pourtant il sait que je déteste les surprises, quelles qu’elles soient.


J’ai vraiment une famille d’immatures là, vous êtes des malades, commenté-je pendant que tous éclatent de rire m'entraînant avec eux. 


Je comprends mieux pourquoi ils esquivaient le sujet quand je l’évoquais. Et je comprends pourquoi ma mère n’a pas voulu que je parle à notre père, elle savait que leur combine allait éclater si je discutais de ce sujet avec lui puisqu’il n’aurait pas résisté et m’aurait tout avoué étant donné que les mensonges et les cachoteries ne lui ressemblent pas. 


À cette pensée une question immerge, pour être sûr qu’il s’agit bel et bien ma famille :


— Papa était au courant je suppose ? Il est de mèche aussi ?


Évidemment que je suis de mèche, pourquoi ne l'aurais-je pas été ? Affirme l'homme à la carrure imposante qui vient d'entrer dans la chambre, grand sourire, le même que celui de Josh. 


Et il reprend :


— Enfin tu es là. Joyeux anniversaire fiston, ton cadeau est pour ce soir, ajoute-il pendant que je me lève pour aller lui faire une accolade.


Je le remercie mais je n'en reviens toujours pas. Ils sont devenus complètement fou ma parole, même mon père faisait parti de la supercherie. Quelle famille de dingue j'ai là, mais en même temps je la reconnais. L'ambiance dans ma chambre est parfaite et je dois avouer qu'ils m'ont manqué à moi aussi.


Après nos fous rires, ils s'en vont et me laissent me préparer. Le petit déjeuner est dans moins d'une heure et il faut que je sois prêt donc je file sous la douche et j'en sors avec une serviette autour de la taille quelques minutes plus tard. Je fouille dans mes placards à la recherche de quoi me mettre sur le dos, pas besoin de trop en faire. De toutes les façons ça sera comme d'habitude.


Il y a une légère différence dans mon vestimentaire entre ici, et à Londres dans ma petite vie tranquille avec mon magasin de guitares. J'y suis très souvent dans un style confortable, bohème pour être exact d'après ce que m'ont affirmé les clientes qui passaient dans ma boutique, mes cheveux étant soient lâchés ou en une demie queue de cheval. Tout dépendait de mon humeur.


Ici par contre j'ai un style plus classique, habillé on va dire. Mes cheveux quant à eux ont une allure un peu différente. Je les attache constamment en une queue de cheval, me donnant une allure soignée comme le disait Eléonore autrefois quand on était ensemble. Elle n'aimait pas mon air décontracté, ni mes cheveux lâchés sauf quand on faisait... Enfin bref.


Je les ai attaché en une demie queue de cheval après avoir enfilé une chemise blanche dont j'ai retroussé les manches. Les deux premiers boutons sont défaits, laissant entrevoir le médaillon en forme de croix de mon collier. La chemise n'est pas rentrée dans mon pantalon, je préfère ainsi. J'ai quand même mis une ceinture accordée aux chaussures que j'ai mise, celles que m'a offert mon frère.


Je porte à mon poignet ma montre avec mes bagues à mes doigts et c'est tout. J'attrape un manteau ainsi que mon téléphone et je descends pour le petit déjeuner. Tout le monde s'installe et nous mangeons. Personnellement je me délecte des pancakes de Johana, c'est un régal. ça aussi m'avait manqué. 


Une fois le déjeuner terminé ma mère m'annonce qu'elle organise une petite fête pour mon anniversaire pour éviter de me surprendre avec ça à mon retour car elle sait que je n’aime pas. Avec ça, elle me fait savoir qu’il est hors de question que je refuse. Ai-je vraiment le choix avec elle ? Bien-sûr que non, donc je ne bronche pas et lui laisse organiser cette fête si ça peut lui faire plaisir. En plus ça sera même une sorte de fête d'au revoir car je rentre dès ce soir.


À la base si je suis venu c'était pour la soit disant faillite de la société, mais puisque c'est un mensonge, je ne vois pas ce que je resterais faire ici.


J'aime ma famille et l'ambiance ici, ainsi que leur présence, leurs sourires. Honnêtement ils me font du bien. Mais j'aime également me retrouver dans mon magasin avec mes instruments car ça me détend alors c'est décidé, je rentre. Il faut que je prévienne Carlos, ça sera l'occasion de lui rappeler de bien fermer le magasin à seize heure moins le quart comme tous les mercredis, parfois il le referme une heure plus tôt.

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Chapitre 14 / 14 · 11 min de lecture

Ce matin je me réveille en forme, prêt à affronter cette journée. Je n'avais peut-être pas sommeil mais j'étais fatigué, la nuit a été reposante. Je me redresse et m'étire les bras avant de jeter un coup d'œil à l'heure affiché sur mon alarme. Sept heure dix. J'éloigne la couverture de moi et m'apprête à me lever mais, je suis coupé dans mon élan par la porte qui s'ouvre sur trois personnes sourire aux lèvres, chantant joyeux anniversaire avec enthousiasme.


C'est mon anniversaire aujourd'hui ? Je l'avais complétement oublié.


Elles se rapprochent, toujours en chantant avec plus d'entrain. Ma mère tient dans une de ses mains un petit paquet, et porte avec Johana un gâteau au chocolat vu sa couleur. La flamme de l'unique bougie plantée dans celui ci est protégée par la main de Johana pour éviter qu'elle ne s'éteigne. Josh quant à lui a un plus gros paquet dans les mains.


Lorsqu'ils sont plus près, je remarque l'inscription sur le gâteau. Il est écrit «Merveilleux Anniv Will», ce qui fait élargir un peu plus mon sourire. 


Chez les Ander, les inscriptions ne sont pas les classiques mots «joyeux anniversaire». Ici ils sont remplacés par «Heureux jour de Naissance» ou «Merveilleux Anniv» comme c'est le cas en ce moment. En fait on ne peut jamais savoir à l'avance ce qui y sera marqué. Je trouve ça à la fois mignon et ridicule mais bon, je ne m'en plains pas. Si ça peut leur faire plaisir, alors soit.


Une fois qu'ils finissent tous de chanter, les femmes de ma vie me tendent toutes les deux le gâteau pour que je souffle sur la bougie, tout en me précisant de faire un vœux avant.


Un vœux...


Je ferme les yeux et souffle sur la flamme qui s'éteint instantanément, s'accompagnant d'applaudissements de mon frère. Ma mère dépose ensuite le gâteau sur ma table de chevet, avant de me faire un bisou sur le haut du crâne et de s'asseoir en face de moi. Elle me tend le petit paquet que je saisis le regard interrogateur, me demandant ce que ça pourrait bien être. Au vu de la taille de la boîte, c'est sûrement un accessoire. 


Adossé contre la tête de lit, je déchire soigneusement le papier cadeau sous le regard des trois, impatients de voir ma réaction je pense. Voyons voir ce que j'ai là.


J'ouvre la boîte et découvre une magnifique montre, toute simple, mais que j'aime déjà beaucoup. Je la remercie en la prenant dans mes bras suivi d'un baiser à la joue. Josh qui était jusque là debout au pied du lit une main dans la poche, s'approche et me donne la fameuse boite qu'il tient. Je ne me fais pas prier pour l'ouvrir, et je suis surpris, dans le bon sens évidemment. Il s'est surpassé le frangin dis donc, j'ai droit à une paire de mocassins en daim. Cette année je suis gâté avec tous ces présents. Je remercie mon frère dans notre check habituel.


Au tour de ma Johana, elle m'informe que mon cadeau est resté en bas, qu'elle me le donnera un peu plus tard même si pour moi ce n'est pas nécessaire, juste sa présence ici est déjà un cadeau pour moi.


Merci beaucoup pour tout ça, ça me touche, déclaré-je avec un sourire que je n'avais pas eu par ici depuis longtemps.


Tu n'as pas besoin de me remercier mon grand, c'est mon rôle. Je continuerai de te chanter joyeux anniversaire, de te gâter avec des cadeaux même jusqu'à tes quarante ans, si je suis encore là.


Mais bien-sûr que tu seras encore là maman sinon où tu serais hein dis nous ? Intervient Josh en passant sa main par dessus les épaules de notre mère qui la saisit en lui rendant son sourire. Ce jeune homme m'enlève les mots de la bouche décidément.


Bon, c'est bien beau tout ça mais j'ai du travail aujour... 


Ah non ! Me coupe ma mère, pas de travail tout de suite pour toi, c'est ton anniversaire. D'abord tu dois manger parce que je suis sûre que tu n’as rien avalé depuis hier matin je te connais, j'acquiesce de la tête. Mange et ensuite on verra.


À vos ordres chef. On fera comme tu l'as décidé mais avant il faut que je parle à papa, il doit m'expliquer plus en détail ce qu'il se passe avec l'entreprise et promis je travaillerai seulement un peu plus tard.


Euh... à propos de ça frangin... fait Josh en retirant sa main de la poche pour la passer à sa nuque.


Je connais très bien mon petit frère. Quand il se gratte le sourcil ou encore qu'il passe sa main à la nuque comme maintenant, c'est qu'il est nerveux car soit il va dire une bêtise ou qu'il va en avouer une qu'il a faite, ou alors il va annoncer quelque chose d'assez important. Dans tous les cas je vais très vite le savoir.


Qu'est- ce que tu trames toi encore Josh ? L'interrogé-je soucieux et inquiet.


Mais rien t'inquiètes pas, c'est juste que... Eh bien cette histoire est fausse. Il n'y a pas de problème à l'entreprise, il n'y a jamais eu de faillite ou quoi, c'était un mensonge, avoue t-il sous mon regard confus par ces révélations.


Quoi ? Mais c'est quoi cette histoire ? Pourquoi avoir fait ça ?


Pour que tu reviennes enfin après des mois d'absences, parce que tu nous manquais tellement, justifie ma mère. Tu ne nous donnais plus vraiment de nouvelles de toi et on s'inquiétait, je m'inquiétais. Insiste t-elle. Même si tu es un grand garçon, je ne cesserai pas de m'inquiéter pour toi car tu es mon fils, et j'ai besoin de toi près de moi même si tu as ta nouvelle vie comme tu l'as dit, explique t-elle calmement avec un visage triste mais sérieux. On dirait que tu cherches à t'éloigner définitivement de nous.


mais non voyons, qu’est-ce que tu vas chercher là ? Je ne cherche pas à m'éloigner de vous, simplement j'avais besoin de partir, et puis je viens souvent.


Tu n'es venu dans cette maison que pour le nouvel an et c'est la seule fois que je t'ai vu cette année. Tu n'as même pas passé Noël avec nous mon chéri et voilà la fin d'année qui approche. En deux ans je ne t'ai vu que trois fois Will, trois fois, confesse t-elle les yeux larmoyants et ça me fend le cœur qu'elle soit dans cet état, encore plus par ma faute.


Tu as raison. Je suis vraiment désolé, je te promets que je vais arranger ça. Maintenant changes moi ce visage triste et souris s'il te plaît, soufflais-je en esquissant un sourire pour l'inciter à en faire autant, ce qu'elle fait. 


— Franchement c’est pas croyable, je vous pensais plus mature que ça. Inventer une histoire pareille pour me faire venir, qui a eu l'idée ?


Maman a eu l'idée et moi je l'ai réalisé, enfin, je n'étais pas seul aussi, se dédouane Josh avec un grand sourire mais il évite mon regard.


Je lui règlerai son compte plus tard. Le traitre n’a pas jugé bon de me prévenir et pourtant il sait que je déteste les surprises, quelles qu’elles soient.


J’ai vraiment une famille d’immatures là, vous êtes des malades, commenté-je pendant que tous éclatent de rire m'entraînant avec eux. 


Je comprends mieux pourquoi ils esquivaient le sujet quand je l’évoquais. Et je comprends pourquoi ma mère n’a pas voulu que je parle à notre père, elle savait que leur combine allait éclater si je discutais de ce sujet avec lui puisqu’il n’aurait pas résisté et m’aurait tout avoué étant donné que les mensonges et les cachoteries ne lui ressemblent pas. 


À cette pensée une question immerge, pour être sûr qu’il s’agit bel et bien ma famille :


— Papa était au courant je suppose ? Il est de mèche aussi ?


Évidemment que je suis de mèche, pourquoi ne l'aurais-je pas été ? Affirme l'homme à la carrure imposante qui vient d'entrer dans la chambre, grand sourire, le même que celui de Josh. 


Et il reprend :


— Enfin tu es là. Joyeux anniversaire fiston, ton cadeau est pour ce soir, ajoute-il pendant que je me lève pour aller lui faire une accolade.


Je le remercie mais je n'en reviens toujours pas. Ils sont devenus complètement fou ma parole, même mon père faisait parti de la supercherie. Quelle famille de dingue j'ai là, mais en même temps je la reconnais. L'ambiance dans ma chambre est parfaite et je dois avouer qu'ils m'ont manqué à moi aussi.


Après nos fous rires, ils s'en vont et me laissent me préparer. Le petit déjeuner est dans moins d'une heure et il faut que je sois prêt donc je file sous la douche et j'en sors avec une serviette autour de la taille quelques minutes plus tard. Je fouille dans mes placards à la recherche de quoi me mettre sur le dos, pas besoin de trop en faire. De toutes les façons ça sera comme d'habitude.


Il y a une légère différence dans mon vestimentaire entre ici, et à Londres dans ma petite vie tranquille avec mon magasin de guitares. J'y suis très souvent dans un style confortable, bohème pour être exact d'après ce que m'ont affirmé les clientes qui passaient dans ma boutique, mes cheveux étant soient lâchés ou en une demie queue de cheval. Tout dépendait de mon humeur.


Ici par contre j'ai un style plus classique, habillé on va dire. Mes cheveux quant à eux ont une allure un peu différente. Je les attache constamment en une queue de cheval, me donnant une allure soignée comme le disait Eléonore autrefois quand on était ensemble. Elle n'aimait pas mon air décontracté, ni mes cheveux lâchés sauf quand on faisait... Enfin bref.


Je les ai attaché en une demie queue de cheval après avoir enfilé une chemise blanche dont j'ai retroussé les manches. Les deux premiers boutons sont défaits, laissant entrevoir le médaillon en forme de croix de mon collier. La chemise n'est pas rentrée dans mon pantalon, je préfère ainsi. J'ai quand même mis une ceinture accordée aux chaussures que j'ai mise, celles que m'a offert mon frère.


Je porte à mon poignet ma montre avec mes bagues à mes doigts et c'est tout. J'attrape un manteau ainsi que mon téléphone et je descends pour le petit déjeuner. Tout le monde s'installe et nous mangeons. Personnellement je me délecte des pancakes de Johana, c'est un régal. ça aussi m'avait manqué. 


Une fois le déjeuner terminé ma mère m'annonce qu'elle organise une petite fête pour mon anniversaire pour éviter de me surprendre avec ça à mon retour car elle sait que je n’aime pas. Avec ça, elle me fait savoir qu’il est hors de question que je refuse. Ai-je vraiment le choix avec elle ? Bien-sûr que non, donc je ne bronche pas et lui laisse organiser cette fête si ça peut lui faire plaisir. En plus ça sera même une sorte de fête d'au revoir car je rentre dès ce soir.


À la base si je suis venu c'était pour la soit disant faillite de la société, mais puisque c'est un mensonge, je ne vois pas ce que je resterais faire ici.


J'aime ma famille et l'ambiance ici, ainsi que leur présence, leurs sourires. Honnêtement ils me font du bien. Mais j'aime également me retrouver dans mon magasin avec mes instruments car ça me détend alors c'est décidé, je rentre. Il faut que je prévienne Carlos, ça sera l'occasion de lui rappeler de bien fermer le magasin à seize heure moins le quart comme tous les mercredis, parfois il le referme une heure plus tôt.

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