Refuge poétique
Plus d’inspiration, une vie sans passion,
Bien que chargé d’objectifs et d’ambitions.
Un ciel de cendres, sans fin ni clarté,
Un désert d’ennui où s’efface l’éther.
Est-ce l’écho d’une sourde dépression,
Ou l’haleine étouffante d’un été sans saison ?
Les émotions se meurent, sèches et silencieuses,
Une mer sans vague, où l’âme reste creuse.
Une joie mélancolique, fragile et pernicieuse,
Alors, peut-on vraiment être heureux ?
Qu’est-ce, en vérité, que l’art d’être heureux ?
Se contenter d’aimer ce qui est déjà là,
Chérir l’instant présent, embrasser son éclat ?
Mais n’est-ce là qu’un idéal , une ombre illusoire,
Car où meurt le désir s’éteint aussi l’espoir.
Le désir, ce flambeau, éclaire et nous consume,
Il forge l’avenir mais il brûle l’écume.
Et pourtant, n’est-ce pas ce que l’on cherche à lier,
Être heureux, mais sans cesse apprendre à désirer ?